Toulouse Immobilier

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mercredi 1 avril 2026

Conseils et prospective immobilière : où investir à TOULOUSE au printemps 2026 et pour quelle typologie de bien ?

En mars 2026, Toulouse reste l’un des marchés résidentiels les plus solides de France hors Paris pour un investisseur professionnel, non pas parce que la ville serait “bon marché”, mais parce qu’elle cumule quatre moteurs rarement réunis avec autant d’intensité :

  • une croissance démographique toujours forte, 
  • une base étudiante de premier plan, 
  • un socle économique très spécialisé mais mondialement compétitif, 
  • une séquence d’infrastructures majeures qui recompose la carte de la valeur sur plusieurs corridors urbains. 

La commune compte 511 684 habitants en 2022, contre 475 438 en 2016, tandis que le nombre de ménages est monté à 281 155.

Dans le même temps, la taille moyenne des ménages est descendue à 1,79 personne par résidence principale, ce qui alimente mécaniquement la demande de logements même à population constante.

Toulouse est en outre devenue n°1 du classement 2025 des villes étudiantes de France selon le magazine L’Étudiant.

Le moteur économique toulousain demeure extrêmement puissant.

La filière aéronautique et spatiale en Occitanie a certes fortement ralenti en création nette d’emplois en 2024, mais elle progresse encore de 0,4 % sur l’année, dans un contexte où Airbus, ATR et tout l’écosystème amont/aval continuent de structurer l’attractivité du bassin.

Ce point est essentiel pour un investisseur : Toulouse n’est pas seulement un marché “étudiant”, c’est aussi un marché d’ingénieurs, de cadres, de chercheurs et de jeunes actifs solvables.

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Les données Insee montrent d’ailleurs que 22,6 % des ménages toulousains ont une personne de référence cadre ou profession intellectuelle supérieure, soit un niveau élevé pour une grande ville française.

Le contexte de marché est devenu plus lisible qu’en 2023-2024.

Au niveau national, les Notaires de France anticipaient fin février 2026 une hausse annuelle des prix des appartements anciens de 1,4 % en France métropolitaine, signe d’une reprise prudente mais réelle.

Côté financement, les baromètres de mars 2026 font état de taux immobiliers globalement stabilisés, autour de 3,2 % à 3,4 % selon la durée et le profil.

En pratique, cela ne crée pas un marché euphorique, mais un marché de sélection : les actifs bien placés, liquides, énergétiquement défendables et proches des transports se négocient mieux ; les biens médiocres, mal desservis ou à capex caché restent pénalisés.

Sur la ville elle-même, les portails d’estimation situent Toulouse autour de 3 624 €/m² en moyenne début mars 2026, avec un loyer moyen autour de 14 €/m² tous biens confondus et 15 €/m² pour les appartements.

Ces chiffres ne doivent pas être lus comme des prix “de décision” au sens d’une base notariale, mais comme des ordres de grandeur utiles pour comparer les micro-marchés intra-urbains.

Ils suggèrent une ville encore investissable si l’on cible des sous-marchés où l’écart entre valeur d’usage, revalorisation urbaine et prix d’entrée demeure favorable.

La hiérarchie des meilleurs secteurs en mars 2026

À ce stade du cycle, le meilleur « corridor » d’investissement à Toulouse est, selon nous, l’axe Matabiau – Bonnefoy – Marengo/Jolimont, pour une logique de revalorisation urbaine supérieure à la moyenne.

La raison est simple : c’est là que se concentrent la gare, les interfaces de mobilité, la transformation tertiaire et résidentielle, ainsi qu’une partie importante de la prime future de centralité.

Le projet Grand Matabiau quais d’Oc est structurant : horizon 2030, 3 000 logements, 200 000 m² de bureaux, 30 000 m² de services et commerces, 4 hectares d’espaces verts, une gare modernisée et 4 stations de la future ligne C (sur l’impact de cette dernière, un article complet a été réalisé par la Société Domicilium, chasseur immobilier expert, qui mérite pensons-nous d’être lu en complément de la présente étude : « Métro toulousain et future Ligne C. Investisseur immobilier, prenez un ticket ! »).

Pour un professionnel, c’est exactement le type d’opération qui justifie une stratégie de portage patrimonial sur 7 à 10 ans.

La thèse n’est pas le rendement immédiat maximal, mais la compression du risque d’obsolescence par la centralité augmentée.

Dans ce secteur, nous aurions tendance à privilégier des T2 et petits T3 de 35 à 60 m², idéalement dans l’ancien de qualité ou dans des copropriétés postérieures aux années 1990 avec stationnement ou extérieur lorsque cela s’avère possible.

Le produit le plus pertinent n’est pas le studio standardisé, trop sensible au niveau de prix et au turn-over, mais le logement “polyvalent” pouvant convenir à un jeune actif seul, à un couple, à un salarié muté ou à un investisseur en meublé longue durée.

Bonnefoy présente en outre un profil de quartier encore plus accessible que l’hypercentre, avec une sociologie locative marquée et un tissu à requalifier.

Le deuxième grand secteur à privilégier est le sud-est toulousain, de Montaudran-Lespinet à Rangueil-Sauzelong-Pouvourville, avec une logique mixte de profondeur locative, bassin d’emplois qualifiés et futur saut d’accessibilité par la ligne C.

La future ligne C de Tisséo doit relier Colomiers, Blagnac, Toulouse et Labège sur 27 km et 21 stations, avec une mise en service annoncée pour 2028 et plus de 200 000 voyageurs/jour attendus.

Surtout, elle reliera trois grands pôles : l’aéronautique au nord-ouest, Matabiau au centre et tout le corridor Montaudran/Labège au sud-est.

Dans la même logique, Toulouse Aerospace à Montaudran constitue un écoquartier de 56 hectares, déjà bien identifié comme pôle de bureaux, logements, équipements et services.

Sur cet axe urbain, la meilleure stratégie n’est pas uniforme.

À Rangueil/Sauzelong, nous porterions notre attentions sur l’investissement locatif « classique » autour de T1 bis, T2 et T3 de bon niveau, parce que le quartier bénéficie à la fois de la proximité des établissements d’enseignement supérieur, du pôle hospitalo-universitaire et d’une demande récurrente de jeunes actifs.

Le prix moyen indicatif y reste modéré à l’échelle de Toulouse, autour de 3 517 €/m² selon la majorité des sites d’annonces traditionnels pour le grand quartier Rangueil-Sauzelong-Pech David-Pouvourville, ce qui maintient un couple rendement/risque intéressant.

À Montaudran-Lespinet, davantage tourné vers les projets et la montée en gamme, nous opterions plutôt pour des T2/T3 récents ou quasi neufs, voire des produits adaptés aux jeunes actifs et cadres techniques ; les estimations y tournent autour de 3 361 €/m².

Le troisième secteur d’excellence est l’axe Saint-Cyprien - Patte d’Oie, qui combine centralité et vie de quartiers, qualité au quotidien et liquidité à la revente.

Saint-Cyprien ressort à environ 4 727 €/m² et Patte d’Oie autour de 4 172 €/m² en mars 2026.

Nous ne sommes plus ici sur une logique de “value” au sens strict.

Pour un investisseur professionnel, c’est un secteur à privilégier quand l’objectif est la conservation de la valeur, la vacance faible et la réversibilité des usages.

Les meilleurs actifs y sont les T2/T3 bourgeois rénovés, les appartements avec balcon/terrasse ou les petites surfaces premium très bien placées.

En revanche, il convient d’être beaucoup plus prudent sur les studios surpayés sans extérieur ni ascenseur : ils se relouent, mais leur prix d’entrée a parfois déjà intégré trop de rareté.

Le quatrième secteur que nous mettrions haut dans une allocation 2026 est le nord et nord-ouest proche : Minimes – Sept Deniers, avec une préférence pour les localisations les plus proches des futures améliorations de desserte et des pôles d’emplois.

Les estimations ressortent autour de 3 763 €/m² aux Minimes et 3 698 €/m² à Sept Deniers.

La future ligne C doit notamment desservir Sept-Deniers - Stade Toulousain ainsi que d’autres stations du corridor nord-ouest.

Pour un investisseur, c’est une zone intéressante parce qu’elle n’a pas la prime “carte postale” de l’hypercentre mais bénéficie d’une demande réelle liée à l’emploi, aux mobilités et à la vie de quartier.

Les T2/T3 avec stationnement, dans des copropriétés saines, y sont pour nous à privilégier.

Le cinquième secteur, enfin, est le pôle patrimonial sud-est central : Le Busca - Côte Pavée, auquel nous ajouterons par extension Saint-Étienne/Carmes quand l’investisseur vise avant tout la conservation longue et non le rendement.

Le Busca ressort autour de 4 883 €/m² et Côte Pavée autour de 4 266 €/m².

Ce ne sont pas, en 2026, les meilleurs secteurs pour “faire du chiffre” sur le rendement facial ; ce sont en revanche d’excellents secteurs pour loger du capital dans des actifs qualitatifs, familiaux ou semi-familiaux, avec peu de turn over et une bonne résilience à la revente.

Ici, il faut privilégier les beaux T3/T4, les petites maisons de ville, les appartements familiaux extérieurs, et éviter les biens banalisés qui n’expriment pas la prime du quartier.

Quel type de biens faut-il privilégier ?

Pour un investisseur professionnel en 2026, le meilleur produit toulousain n’est pas “le plus petit possible”, mais le plus liquide possible.

Cela conduit à privilégier trois familles de biens.

La première est le T2 de 35 à 45 m², bien situé, avec un plan sans perte, si possible un extérieur, une bonne note énergétique ou une rénovation sérieuse.

C’est le format le plus universel : il touche les étudiants avancés, les jeunes actifs, les salariés mutés, les couples sans enfant, et il se revend à la fois aux investisseurs et aux occupants.

Dans une ville où plus de 55 % des ménages sont composés d’une seule personne, c’est un produit extrêmement « robuste ».

La deuxième famille est le petit T3 de 50 à 65 m², particulièrement dans les secteurs Matabiau/Bonnefoy, Saint-Cyprien/Patte d’Oie, Minimes et Montaudran.

C’est, à nos yeux, le meilleur compromis 2026 à Toulouse : loyer au mètre carré certes un peu moins élevé qu’un studio, mais base locative plus large, turn-over plus faible, meilleure profondeur de revente, plus grande résistance aux aléas réglementaires et meilleure absorption des coûts de travaux.

Dans le marché actuel, ce segment permet souvent de concilier rendement correct, vacance modérée et valorisation.

La troisième famille concerne les actifs patrimoniaux familiaux en Busca, Côte Pavée, Saint-Cyprien premium et hypercentre qualitatif.

Ils ne sont pas à acheter pour battre un benchmark de rendement brut à court terme, mais pour sécuriser une allocation résidentielle haut de gamme dans une métropole dynamique.

La prime de rareté y est plus forte ; il faut donc être exigeant sur l’adresse, l’étage, la lumière, l’extérieur, le stationnement et la qualité technique.

Investir dans la ville rose

Les biens immobiliers toulousains moins intéressants pour un investisseur.

D’abord, les studios chers et banalisés en hypercentre, sans élément de rareté, parce qu’ils cumulent parfois prix d’entrée élevé, vacance intercalée, usure locative et rentabilité nette décevante (patrimonialement en revanche, ils sont sources de sécurité).

Ensuite, les grands T4/T5 dans des secteurs purement locatifs sans vraie demande familiale solvable, car la revente y est plus lente et la demande d’occupation plus étroite.

Troisièmement, les rez-de-chaussée sombres ou bruyants même “bien placés” : Toulouse reste un marché d’usage et la liquidité y dépend beaucoup du confort vécu.

Enfin, bien sûr, il convient d’éviter les biens énergivores.

Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location au titre de la décence énergétique, et le calendrier réglementaire continue de se durcir pour les classes suivantes ; de plus, les passoires énergétiques sont soumises au gel de loyer.

Les points de vigilance propres à la Ville rose.

Le premier risque de Toulouse est de croire que toute la ville se vaut parce que la métropole est dynamique.

C’est un leurre.

La future création de valeur sera très inégale et profitera d’abord aux zones de mobilité renforcée, aux quartiers mêlant emploi et logement et aux secteurs offrant une qualité d’usage complète.

La ligne C, Grand Matabiau et l’axe Montaudran/Labège vont continuer à accentuer cette hiérarchie.

Le deuxième risque est réglementaire et technique.

Toulouse Métropole a approuvé son PLUi-H le 18 décembre 2025, applicable depuis le 26 janvier 2026, ce qui change le cadre de lecture des opérations et du potentiel de transformation selon les secteurs.

Il faut donc vérifier très finement les droits à construire, les prospects, les stationnements, les changements de destination éventuels et la conformité des divisions.

Toulouse a aussi un permis de louer dans le quartier Arnaud-Bernard, ce qui rappelle que le contrôle de la qualité locative se renforce localement.

Le troisième risque est de raisonner uniquement en rendement brut.

À Toulouse, en 2026, les meilleures opérations ne sont pas forcément celles qui affichent le meilleur pourcentage facial sur Excel, mais celles où la combinaison adresse + desserte + qualité du bâti + DPE + liquidité de revente permet de tenir le cycle complet sans accident.

Conclusion opérationnelle !

Si nous devions hiérarchiser les meilleurs endroits pour investir à Toulouse en mars 2026, pour un public professionnel averti, nous les classerions ainsi :

1. Matabiau – Bonnefoy – Marengo/Jolimont pour la revalorisation urbaine et la centralité future.

2. Montaudran – Lespinet – Rangueil/Sauzelong pour le couple emplois qualifiés + enseignement supérieur + ligne C.

3. Saint-Cyprien – Patte d’Oie pour le core urbain liquide et résilient.

4. Minimes – Sept Deniers pour un positionnement intermédiaire très pertinent.

5. Busca – Côte Pavée pour le patrimonial long terme.

Et si nous devions résumer le type de biens à privilégier, nous dirions : T2 et petits T3 impeccablement placés, énergétiquement défendables, proches des transports lourds et des bassins d’emplois ; actifs familiaux premium seulement dans les quartiers patrimoniaux ; studios uniquement s’ils sont rares, très bien tenus et achetés sans surpayer la centralité.

Pour en savoir plus, ou plus exactement être accompagné concrètement dans un projet immo d’investissement, rien de mieux à nos yeux que de faire appel à un professionnel de l’immobilier :

  • un agent immobilier connu et reconnu pour une vente si vous avez besoin de liquidité pour votre projeter dans un achat plus pertinent, un bien offrant une meilleure rentabilité, etc.,
  • un chasseur immobilier expérimenté pour acquérir un appartement quel qu’il soit en toute sécurité, bénéficié de son réseau, de biens toulousains en off-market le cas échéant, etc.

Chères lectrices et chers lecteurs, merci pour votre fidélité... et à très bientôt, pour un prochain billet !

Droit Immobilier - Veille jurisprudentielle : Un acquéreur qui occupe un bien gratuitement entre la promesse de vente et l’acte définitif ne voit pas sa responsabilité engagée en cas d’incendie.

Jurisprudence : Occupation d’un bien à titre gratuit et responsabilité de l’acquéreur, non encore devenu propriétaire. 

La personne qui occupe gratuitement un appartement ou une maison avant d’en devenir propriétaire n’est pas jugée responsable des dommages causés par un incendie qui s’est déclenché durant cette occupation « provisoire », à titre précaire, sans contrepartie financière, avant la réitération de l’acte définitif.

C’est ce que souligne la 3ième Chambre civile de la Cour de Cassation dans un arrêt récent du 29 janvier 2026 rappelant qu’un propriétaire vendeur n’est pas en mesure, dans cette situation, de rechercher la responsabilité de son acquéreur sur le fondement de l’article 1733 du Code civil.

Cette jurisprudence nous semble devoir être exposée et commentée car en pratique il n’est pas que ce type de situation se rencontre (ou puisse se rencontrer) dans la mesure où les parties concernées par une mutation s’entendent ainsi assez souvent (quand bien même les notaires diligents ne la conseillent pas entre la promesse de vente et la signature de l’acte authentique de vente).

L’intégralité de l’arrêt, dont les moyens produits, est consultable sur le site Légifrance : numéro de pourvoi 23-18.152

Par souci didactique, et parce qu'il nous semble important de rappeler cette jurisprudence à toutes les personnes qui s'engagent dans un processus d’acquisition et de vente immobilière, d'en comprendre tous les tenants et aboutissants, en voici un commentaire :

Droit immobilier Toulouse

La responsabilité du locataire en cas d’incendie constitue un régime dérogatoire au droit commun, marqué par une présomption particulièrement rigoureuse posée à l’article 1733 du Code civil.

Cette disposition, protectrice du bailleur, soulève toutefois des interrogations quant à son champ d’application, notamment lorsque l’occupation des lieux ne s’inscrit pas dans un cadre locatif classique.

C’est précisément à cette question que répond l’arrêt précité rendu par la troisième chambre civile de la Cour de cassation le 29 janvier 2026.

En l’espèce, des vendeurs avaient autorisé les acquéreurs à occuper un immeuble avant la signature définitive de la vente, dans le cadre d’une convention d’occupation précaire et gratuite. Un incendie étant survenu durant cette période, les vendeurs ont recherché la responsabilité des occupants sur le fondement de l’article 1733 du Code civil. La cour d’appel ayant rejeté leur demande, ils ont formé un pourvoi en cassation.

La question posée à la Cour de cassation était donc de savoir si la présomption de responsabilité en cas d’incendie prévue à l’article 1733 du Code civil s’applique à un occupant à titre gratuit.

La Cour de cassation répond par la négative et rejette le pourvoi, affirmant que cette présomption ne s’applique qu’en présence d’un contrat de bail.

Dès lors, il convient de se demander en quoi cet arrêt contribue à préciser le champ d’application de l’article 1733 du Code civil et ses conséquences pratiques.

La décision invite ainsi à analyser, d’une part, la limitation de la présomption de responsabilité au seul contrat de bail (I), et, d’autre part, les implications de cette exclusion pour les occupants à titre gratuit et le retour au droit commun de la responsabilité (II).

I - La limitation de la présomption de responsabilité de l’article 1733 au contrat de bail.

La Cour de cassation adopte une interprétation stricte de l’article 1733 du Code civil, en réservant son application aux seules relations locatives.

A. Une présomption intrinsèquement liée à la qualité de locataire.

L’article 1733 du Code civil dispose que le locataire répond de l’incendie survenu dans la chose louée, sauf à prouver qu’il est dû à une cause étrangère. Cette règle institue une présomption de responsabilité particulièrement sévère, justifiée par l’existence d’un contrat de bail.

En effet, le locataire, en contrepartie de la jouissance du bien, assume certaines obligations, parmi lesquelles figure celle de veiller à sa conservation.

La présomption de l’article 1733 s’inscrit ainsi dans l’économie générale du bail, caractérisée par un équilibre entre jouissance et responsabilité.

La Cour de cassation rappelle implicitement que cette présomption est indissociable de la qualité de locataire, laquelle suppose nécessairement l’existence d’une contrepartie financière.

B. L’exclusion des occupants à titre gratuit du champ d’application.

En l’espèce, les occupants ne versaient aucun loyer et bénéficiaient d’une occupation gratuite dans l’attente de la réitération de la vente.

La convention les liant aux vendeurs ne constituait donc pas un bail.

La Cour de cassation approuve la cour d’appel d’avoir écarté l’application de l’article 1733, au motif que l’absence de contrepartie financière exclut la qualification de bail.

Par cette solution, la Cour refuse d’étendre la présomption à tout occupant, même lorsqu’il dispose d’un titre contractuel. Elle opère ainsi une distinction nette entre :

  • le locataire, soumis à un régime spécial de responsabilité,
  • et l’occupant à titre gratuit, régi par le droit commun.

Cette interprétation restrictive garantit la cohérence du texte, mais limite également la portée protectrice de l’article 1733.

II - Le retour au droit commun de la responsabilité pour les occupants à titre gratuit.

L’exclusion de l’article 1733 entraîne des conséquences importantes en matière de preuve et de gestion des risques.

A. La disparition d’une présomption favorable au propriétaire.

L’article 1733 présente un avantage considérable pour le bailleur, en ce qu’il dispense ce dernier de prouver la faute du locataire.

Il suffit d’établir l’existence d’un incendie pour que la responsabilité du locataire soit engagée, sauf cause étrangère.

En revanche, lorsque cette présomption ne s’applique pas, le régime de droit commun reprend ses droits. Le propriétaire doit alors démontrer :

  • une faute de l’occupant,
  • un dommage,
  •  et un lien de causalité.

La charge de la preuve se trouve ainsi inversée, ce qui rend l’action en responsabilité plus incertaine et plus difficile à mener.

B. Une clarification du régime des conventions d’occupation précaire.

L’arrêt présente également un intérêt en ce qu’il clarifie le régime juridique applicable aux conventions d’occupation précaire, fréquemment utilisées en pratique, notamment dans le cadre des ventes immobilières avec entrée anticipée dans les lieux.

La Cour de cassation affirme que la seule existence d’un contrat ne suffit pas à justifier l’application de l’article 1733.

Ce qui importe est la nature de la relation juridique, et plus précisément l’existence d’une contrepartie.

Cette solution incite les parties à une vigilance accrue :

  • soit en encadrant contractuellement la responsabilité de l’occupant,
  • soit en souscrivant des assurances adaptées.

Elle souligne ainsi l’importance de l’anticipation des risques dans les opérations immobilières. 

*

* * *

Par cet arrêt du 29 janvier 2026, la Cour de cassation affirme donc avec clarté que la présomption de responsabilité en cas d’incendie prévue à l’article 1733 du Code civil est strictement réservée au contrat de bail, excluant ainsi les occupants à titre gratuit.

Cette solution, fidèle à une interprétation littérale du texte, contribue à sécuriser la distinction entre bail et occupation précaire.

Toutefois, elle entraîne un retour au droit commun de la responsabilité, moins favorable au propriétaire, et renforce la nécessité d’un encadrement contractuel et assurantiel des situations d’occupation anticipée.

 

Chère lectrice et cher lecteur, à très vite pour un prochain billet informatif !

dimanche 1 mars 2026

Salon de l’Immobilier de Toulouse édition printemps 2026 : à vos agendas pour un projet immobilier réussi !

Depuis plusieurs années, le Salon de l’Immobilier de Toulouse s’est affirmé comme un rendez-vous incontournable du secteur immobilier en région Occitanie, offrant une plateforme de rencontre, d’information et de transaction entre professionnels et publics porteurs de projets.

L’édition Printemps 2026, programmée du 13 au 15 mars 2026, mais dont le week-end intense se positionne précisément les 14 et 15 mars, ne déroge pas à la règle.

En effet, il s’agit d’un contexte professionnel riche pour faire le point sur le marché immobilier toulousain qui profite, notamment, de la stabilisation des taux de crédit.

I - La Salon de l’immobilier de Toulouse en quelques mots.

Le Salon de l’Immobilier de Toulouse, bi-annuel,joueun rôle de carrefour d’interactions entre publics en phase de décision (vendeurs, acquéreurs, investisseurs, rénovateurs) et un spectre large de professionnels : constructeurs, promoteurs, lotisseurs, agences immobilières, courtiers, notaires, experts en gestion patrimoniale, spécialistes de rénovation.

L’entrée est gratuite sur présentation d’une invitation à télécharger en ligne (voir infra)… alors profitez-en !

Cet événement immobilier phare vise en effet à :

  • Simplifier l’accès à l’information immobilière pour les ménages et les investisseurs.
  • Offrir un cadre d’expertise gratuit, accessible à tous, dans un format convivial.
  •  Fédérer les acteurs institutionnels et privés autour des enjeux actuels du logement.

Salon de l'Immobilier Toulouse 2026

Conçu comme une plateforme de décision, le salon se décline en parcours thématiques :

  • Acheter : biens neufs et anciens.
  • Construire et concevoir : maisons individuelles, terrains, extensions, rénovation lourde.
  • Financer : aides, crédits, montage de dossiers.
  •  Investir et patrimonialiser : fiscalité, rendements, montages juridiques.

Un des axes forts de l’édition 2026 est la mise à disposition d'espaces conseils gratuits, avec des experts du droit, du financement et des aides énergétiques, permettant l’accompagnement personnalisé des projets que l’on soit primo-accédants, accédants expérimentés, investisseurs locatifs.

II - Les exposants : une communauté immobilière professionnelle experte.

La manifestation rassemble des exposants couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur immobilière :

  • Acteurs de la construction et du neuf : promoteurs nationaux implantés en région Occitanie et proposant des programmes neufs déjà sortis de terre ou à venir et des lotisseurs de la Haute-Garonne.
  • Agences immobilières et réseaux de transaction : agences indépendantes ou agents immobiliers affiliés à des réseaux de mandataires et les uns et les autres regroupés parfois en fonction de leur syndicat : SNPI et FNAIM.
  • Courtiers, banques et spécialistes du financement : avec des taux préférentiels en général proposés par les banques aux acquéreurs qui souscrivent un prêt durant le salon.
  • Experts juridiques et patrimoniaux : notaires et gestionnaires de patrimoine notamment, intervenants entre autre autour de tables rondes animées parHenry Buzy-Cazaux, Président de l’Institut du Management des Services Immobiliers.
  •  Entreprises de rénovation et prestations techniques : pour réalisés des économies d’énergies entre autres, trouver des solutions pour des mises aux normes environnementales, etc.

Si pour ce panel de professionnels les enjeux économiques sont certains, les intérêts multiples (se faire mieux connaitre, rendre visible leur marque, capter des acquéreurs potentiels, générer des leads, des prises de rendez-vous pour des suivis post-salon), il en va de même pour toutes les personnes ayant un projet immobilier (de vente ou d’achat) dans la mesure où le nombre de professionnels présents s’avère significatif.

De fait, chacun peut espérer trouver l’expert qui lui conviendra, le plus à même de l’accompagner dans son projet… ou à défaut se faire une idée assez large et complète du marché immobilier à un instant T.

III. Organisation pratique.

L’édition Printemps 2026 du Salon de l’Immobilier de Toulouse se tiendra, comme chaque année depuis l’ouverture du Parc des Expositions MEETT, à Aussonne.

En l’occurrence du vendredi 13 au dimanche 15 mars prochain avec une particularité cette fois : en « association » avec le Salon Vins & Terroirs, ce qui peut permettre d’allier l’utile (un projet immobilier d’envergure dans un premier temps) à l’agréable (un petit verre de vin dans un second temps… avec modération bien sûr !).

Ouvert de 10 H à 18 H 30, l’accès au salon est gratuit sur invitation, à télécharger en cliquant ici 

L’adresse du MEETT, Parc des Expositions - Centre de Conventions & Congrès :

Concorde Avenue, 31840 AUSSONNE.

Un accès par tramway (T1 – arrêt MEETT) est possible.

Le parking visiteurs est gratuit.

Alors, chère lectrices et lecteurs, quels que soient vos envies ou besoins, à vos agendas !

Toulouse Immobilier vous souhaite une excellente visite et, si tel est votre désir, la transformation d’un très beau projet immobilier en 2026 qui prendra forme peut-être grâce à l’aide de ce nouveau Salon de l’Immo de TOULOUSE.

dimanche 1 février 2026

Le DPE nouveau est arrivé ! Présentation et enjeux.

Tout savoir sur le nouveau Diagnostic de Performance Énergétique.

Ce diagnostic (connu sous l’acronyme DPE) est un outil réglementaire majeur en France pour évaluer la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment.

Petit rappel : le DPE attribue à chaque bien une étiquette énergétique de A (très performant) à G (très énergivore), basée sur sa consommation d’énergie primaire et ses émissions de gaz à effet de serre.

Obligatoire lors d’une vente ou d’une location, ce diagnostic est juridiquement opposable, c’est-à-dire engage la responsabilité du diagnostiqueur et du propriétaire.

Le DPE sert à :

·  informer les acquéreurs et locataires sur les coûts et impacts énergétiques d’un logement,

·  orienter les décisions de rénovation énergétique,

·  servir de référence pour les aides financières,

·  et, depuis la loi climat et résilience, sanctionner les logements trop énergivores avec des interdictions de location progressive (classes G depuis le 1er janvier 2024 puis F à partir du 1er janvier 2028 et E à compter du 1er janvier 2034).

Cependant, malgré son importance, la méthode de calcul de ce diagnostic a été critiquée en raison d’incohérences certaines, en particulier dans le traitement de l’électricité, largement utilisée en France et fortement décarbonée grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables.

C’est pour cette raison que la méthode de calcul a été modifiée.

Une méthode de calcul modifiée.

Concrètement, depuis le 1er janvier dernier, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé pour convertir l’énergie finale (ce que consomme l’utilisateur) en énergie primaire (le total des énergies mobilisées pour produire et acheminer cette énergie) a évolué.

Ce coefficient est en effet crucial dans le calcul du DPE car il influence directement la consommation énergétique finale retenue pour l’attribution de l’étiquette.

Ainsi, alors qu’avant le 1ᵉʳ janvier 2026 le coefficient utilisé était de 2,3 - signifiant qu’un kWh d’électricité consommé était considéré comme équivalent à 2,3 kWh d’énergie primaire -, à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, ce coefficient est abaissé à 1,9.

De fait, désormais alignée sur les références européennes, cette valeur reflète mieux la réalité actuelle du mix électrique français, qui est l’un des plus décarbonés au monde (production nucléaire et part croissante des renouvelables).

Les motivations officielles du changement de calcul.

-        Corriger une inégalité de traitement énergétique :

Avant cette réforme, l’électricité - bien que faiblement émettrice de CO en France -était pénalisée artificiellement par un coefficient trop élevé.

Cette situation désavantageait les logements chauffés à l’électricité par rapport à ceux chauffés au gaz ou au fioul, dont le coefficient de conversion est historiquement considéré comme plus faible.

-        Mieux refléter le mix énergétique français :

Le nouveau coefficient tient mieux compte des pertes réelles dans la production et le transport de l’électricité, notamment avec une part importante d’énergie nucléaire et renouvelable parmi les sources nationales.

-        Cibler les politiques de rénovation :

En réduisant artificiellement la pénalité pour l’électricité, l’État souhaite concentrer les efforts de rénovation sur les logements les plus énergivores et chauffés aux énergies fossiles plutôt que corriger des biais méthodologiques.

-        Stimuler la transition énergétique :

En améliorant l’image énergétique des logements utilisant l’électricité, la réforme encourage également le remplacement des chauffages fossiles par des solutions électriques plus sobres et décarbonées (pompes à chaleur, chauffe-eau thermodynamiques).

Impacts concrets de la réforme.

-        Amélioration des étiquettes DPE

Le principal effet est que de nombreux logements chauffés à l’électricité verront mécaniquement leur étiquette énergétique s’améliorer, parfois sans aucuns travaux.

Dans certains cas, des logements classés F ou G (qualifiés de « passoires énergétiques ») pourraient gagner une classe simplement grâce à ce changement de méthode.

Selon des estimations, environ 850 000 logements pourraient sortir du statut de passoire thermique du fait de ce calcul révisé.

-        Conséquences pour la location et la vente

Certains biens qui étaient interdits à la location ou proches de l’être peuvent redevenir louables sans travaux immédiats, allégeant ainsi la pression sur les propriétaires.

Pour la vente, une meilleure étiquette peut améliorer l’attractivité commerciale d’un bien et potentiellement sa valeur.

Quid des DPE déjà réalisés ?

Les DPE réalisés avant le 1ᵉʳ janvier 2026 restent valables pendant leur durée juridique (10 ans en principe).

Cependant :

·  Si le nouveau mode de calcul permet une amélioration de l’étiquette, il est possible de mettre à jour gratuitement son DPE auprès de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.

·  Une attestation officielle de nouvelle étiquette peut ainsi être téléchargée et utilisée dans le cadre d’une transaction ou d’une location.

Pour se faire, il suffit de se connecter au site internet de l’ADEME - Observatoire DPE-Audit est entrée son numéro de dossier (numéro ADEME) figurant sur le rapport DPE déjà réalisé.

Enjeux et débats autour de la réforme.

La réforme est globalement bien accueillie par les acteurs de l’immobilier (agent immobilier et chasseur immobilier notamment), car elle permet d’éviter un déclassement injuste des logements électriques (trop pénalisés jusqu’ici) et de relancer des biens piégés par des évaluations trop sévères.

Elle l’est aussi par les propriétaires et les investisseurs plus à même de trouver des biens pour les seconds et ou de louer ceux qu’ils possèdent déjà pour les premiers… ce qui n’est pas négligeable aussi pour les locataires en proies à des difficultés importantes pour se loger - tant l’offre est insuffisante par rapport à la demande - dans un marché tendu comme l’est celui de TOULOUSE.

Cependant, elle suscite aussi des critiques d’associations et de certains experts :

·  l’amélioration des étiquettes sans travaux peut/pourrait réduire l’incitation à la rénovation énergétique réelle, notamment pour les ménages modestes qui ont des factures élevées malgré un bon DPE.

·  la pression sur les propriétaires de logements inefficaces est relâchée, sans encourager les travaux de performance profonde.

A nos yeux, c’est à l’usage comme souvent, avec du recul, que cette réforme pourra réellement être appréciée… mais quoi qu’il en soit cette nouveauté méritait bien, en tant que telle, un billet dans notre blog d’actualité immobilière... toujours au cœur de l'Actu !

jeudi 1 janvier 2026

2026… l’année de tous les projets immobiliers !

Après une année 2025 bien plus dynamique que 2024, l’année à venir qui débute ce jour même devrait confirmer la tendance des derniers mois.

Alors même que les incertitudes politiques au niveau national et international demeurent présentes, TOULOUSE n’a pas connu de ralentissement de son activité immobilière, bien au contraire (à l’exception du marché du neuf toujours très au ralenti comme partout en France).

Les acquéreurs sont en effet revenus sur le marché et y trouver un bien, qu’il s’agisse de sa résidence principale ou d’un produit d’investissement, s’y avère délicat.

Place du Capitole Toulouse 31000

Dans ce marché toujours tendu ou l’offre s’avère insuffisante par rapport à la demande, les prix de fait n’ont pas baissé, en particulier dans l’hyper centre historique et les quartiers immédiatement limitrophes, notamment : Capitole, Wilson, Carmes, Dalbade, Ozenne, Saint-Etienne, Saint-Sernin, Chalets, Concorde, Jardin des Plantes, Busca ou encore Saint-Aubin.

Dans ces secteurs toujours éminemment prisés les vendeurs trouvent preneur (sous réserve toutefois d’avoir été en capacité d’évaluer leur logement au juste prix et de le commercialiser à bon escient) et les acquéreurs rencontrent des difficultés si leur projet n’est pas bien pensé, suffisamment en phase avec la réalité exacte du marché.

Pour les premiers (propriétaires désirant ou obligés de vendre), le recours à un agent immobilier sérieux et diligent aura été judicieux.

Pour les seconds (acquéreurs en quête d’un appartement ou d’une maison), faire appel à un chasseur immobilier expérimenté et à l’écoute aura été tout aussi utile, si ce n’est plus tant saisir l’opportunité immobilière implique une connaissance fine de tous les arcanes du marché, un réseau, du temps et une grande réactivité le moment menu.

Il en ira encore ainsi en 2026, malgré les élections municipales qui ne changeront pas la donne en ce domaine si important - puisque c’est de projet de vie qu’il est le plus souvent question -, que l’on soit vendeurs ou acheteurs.

Dans ce contexte, toujours au cœur de l’actualité, TOULOUSE Immobilier ne va pas manquer de continuer à vous informer - comme il le fait avec passion depuis 2010… - et de fait à vous aider si vous avez un projet immobilier en tête… ou simplement à partager si vous avez envie d’être au courant de l’actu immobilière toulousaine.

En attendant, chères fidèles lectrices et chers fidèles lecteurs, nous vous souhaitions à toutes et tous une belle et riche année 2026 !

lundi 1 décembre 2025

Droit Immobilier - Veille jurisprudentielle : Mandat du professionnel de l’immobilier (Agence immobilière ou Société de chasseur immobilier) et droit aux honoraires.

Jurisprudence : Mandat d'un professionnel de l’immobilier et droit à sa rémunération. 

Le mandat de vente d’un agent immobilier - tout comme du reste le mandat de recherche d’un chasseur immobilier ou chasseur d’appartement - comporte une série d’obligations à son encontre, protectrice du client qui le mandate.

Figure parmi elles, entre autres, la désignation du bien vendu (ou recherché), le montant des honoraires qu’il pourra percevoir (uniquement si sa mission est remplie, lors de la signature de l’acte authentique chez le notaire), les moyens qu’il va mettre en œuvre pour vendre (ou bien trouver pour un mandat de recherche) le bien objet du mandat écrit, les modalités et délais pour mettre fin audit mandat, sa durée, la possibilité de saisir un médiateur (nommément désigné) en cas de conflit entre les parties, la faculté de pourvoir se rétracter pour les mandats signés hors agence immobilière ou bureaux du chasseur immobilier, etc.

Mais le professionnel de l’immobilier, qu’il soit mandaté par un propriétaire vendeur ou un acquéreur en recherche d’un appartement ou d’une maison, a aussi des droits qui le protège.

Son mandant, considéré comme un consommateur, aussi protégé soit-il (et légitimement du reste), doit faire preuve de responsabilité, agir aussi conformément au mandat signé et dans le cadre légal général enserrant ses relations avec le professionnel de l’immobilier.

A cet égard, une fois qu’il a signé un compromis ou une promesse de vente, excepté le cas où il fait jouer son droit de rétractation dans un délai de 14 jours après la signature du mandat ou bien en cas de non levée des conditions suspensives prévues dans le dit compromis ou la dite promesse (non obtention d’un prêt bancaire notamment alors qu’il a fait les démarches en ce sens et dans les délais impartis), l’acquéreur qui fait perdre sa rémunération à l’agent immobilier ou au chasseur immobilier lui doit réparation sur le fondement de la responsabilité délictuelle.

Agent immobilier et droit immobilier

Tel est le cas, par exemple, dans l’hypothèse d’un refus de signer un acte authentique de vente, c’est-à-dire de réitérer la promesse ou le compromis de vente sur lequel l’acquéreur s’est engagé (environ 3 mois avant en général), alors que toutes les conditions pour se faire sont réunies.

C’est ce qu’a rappelé de façon très claire la 1ére Chambre civile de la Cour d’Appel de NANCY le 9 décembre dernier dans un arrêt que nous reproduisons ci-après en quasi intégralité afin d’en saisir l’ensemble des enjeux, la totalité des tenants et aboutissants.


RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS


Décision déférée à la Cour : jugement du tribunal judiciaire de NANCY,

R.G.n° 22/02556, en date du 18 juillet 2023

EXPOSÉ DU LITIGE

Par acte sous seing privé du 7 septembre 2021, Monsieur [I] a donné mandat non exclusif à l'EURL Didier Immobilier, exploitant sous l'enseigne Stéphane Plaza Immobilier, de vendre un bien immobilier situé [Adresse] à [Localité] au prix de 207000 euros, les honoraires d'agence d'un montant de 12000 euros TTC étant à la charge du vendeur.

Monsieur [K] a signé une offre d'achat le 22 septembre 2021 pour le prix de 207000 euros, qui a été acceptée par Monsieur [I] le même jour.

Un compromis de vente a été établi par l'EURL Didier Immobilier et signé par Monsieur [I] et Monsieur [K] le 8 octobre 2021, pour le prix de 207000 euros.

Il n'était pas prévu de condition suspensive d'obtention de prêt, Monsieur [K] ayant déclaré financer l'acquisition intégralement au moyen de ses fonds personnels.

La vente n'a pas été réitérée par acte authentique.

Par acte signifié le 7 septembre 2022, Monsieur [I] et l'EURL Didier Immobilier ont fait assigner Monsieur [K] devant le tribunal judiciaire de Nancy aux fins de :

- à titre principal, condamner Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 12000 euros au titre de l'indemnité forfaitaire prévue au compromis et correspondant à sa rémunération.

- à titre subsidiaire, condamner Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 12000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi,

En tout état de cause :

- condamner Monsieur [K] à payer :

- à Monsieur [I] la somme de 20700 euros au titre de l'indemnité forfaitaire prévue par le compromis de vente,

- à l'EURL Didier Immobilier et à Monsieur [I] la somme de 1500 euros chacun au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,

- condamner Monsieur [K] aux entiers dépens de l'instance.

Par jugement réputé contradictoire en date du 18 juillet 2023, le tribunal judiciaire de Nancy a :

- condamné Monsieur [K] à payer à Monsieur [I] la somme de 20700 euros et ce avec intérêts au taux légal à compter du 10 janvier 2022,

- condamné Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier exerçant sous l'enseigne Stéphane Plaza Immobilier [Localité 4] la somme de 6000 euros à titre de dommages et intérêts,

- condamné Monsieur [K] à payer à Monsieur [I] et à l'EURL Didier Immobilier exerçant sous l'enseigne Stéphane Plaza Immobilier [Localité 4], chacun, la somme de 1000 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,

- condamné Monsieur [K] aux dépens,

- rappelé que l'exécution provisoire est de droit.


Dans ses motifs, le premier juge a relevé que le compromis était devenu définitif le 19 octobre 2021.

Concernant la demande de Monsieur [I], il a indiqué qu'à la date fixée pour la réitération de la vente, le 15 décembre 2021, Monsieur [K] ne s'était pas prévalu de l'une des conditions suspensives de droit commun, relatives à l'existence de titres de propriété antérieurs, l'absence de servitudes et de charges de nature à diminuer la valeur du bien, et l'absence d'inscriptions hypothécaires pour un montant supérieur au prix de vente, de sorte qu'il convenait de retenir qu'elles étaient réalisées.

Il a rappelé les stipulations contractuelles relatives à la clause pénale, a constaté que Monsieur [K] avait été mis en demeure de réitérer la vente par lettre recommandée avec accusé de réception du 15 décembre 2021 et l'a condamné à payer la somme de 20700 euros.

Concernant la demande de l'EURL Didier Immobilier, le premier juge a indiqué qu'en vertu de l'article 6 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1972 [1970 en réalité], la rémunération de l'agent immobilier ne pouvait être exigée que lorsque l'opération pour laquelle il était intervenu avait été effectivement conclue et constatée dans un seul écrit contenant l'engagement des parties. Il a ajouté que la réitération de la vente n'étant pas intervenue, l'EURL Didier Immobilier ne pouvait pas exiger le paiement de ses honoraires. Le premier juge a déclaré illicite la clause pénale et a rejeté la demande en paiement. Il a considéré que l'EURL Didier Immobilier était en revanche fondée à demander la réparation du préjudice résultant pour elle de la privation de ses honoraires et lui a accordé à ce titre la somme de 6000 euros.

Par déclaration reçue au greffe de la cour, sous la forme électronique, en date du 14 novembre 2023, Monsieur [K] a relevé appel de ce jugement.

Au dernier état de la procédure, par conclusions reçues au greffe de la cour, sous la forme électronique, le 26 juillet 2024, auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des prétentions et moyens, Monsieur [K] demande à la cour, sur le fondement des articles 1217 et suivants, 1231-5, 1240 et 1304-6 du code civil, de :

- infirmer le jugement du tribunal judiciaire de Nancy du 18 juillet 2023 en toutes ses dispositions,

Statuant à nouveau :

- dire et juger que le compromis de vente conclu le 8 octobre 2021 par Monsieur [K] et par Monsieur [I] est caduc faute de réalisation des conditions suspensives,

- en conséquence, débouter Monsieur [I] et l'EURL Didier Immobilier de l'ensemble de leurs demandes,

Subsidiairement,

- dire et juger que la clause pénale stipulée au compromis de vente conclu le 8 octobre 2021 au profit de Monsieur [I] est manifestement excessive en son montant,

- ordonner la réduction du montant de la pénalité stipulée au profit de Monsieur [I] à hauteur de 1500 euros,

- débouter Monsieur [I] du surplus de ses demandes,

- débouter l'EURL Didier Immobilier de l'ensemble de ses demandes,

- statuer ce que de droit sur les dépens d'instance et d'appel.

Au dernier état de la procédure, par conclusions reçues au greffe de la cour, sous la forme électronique, le 23 août 2024, auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des prétentions et moyens, Monsieur [I] et l'EURL Didier Immobilier demandent à la cour, sur le fondement des articles 1103, 1217 et suivants, 1224, 1225, 1231-5, 1240 et 1589 du code civil, de :

- juger l'appel formé par Monsieur [K] recevable mais mal fondé,

- juger l'appel incident formé par l'EURL Didier Immobilier recevable et bien fondé,

- confirmer le jugement entrepris en ce qu'il a condamné Monsieur [K] :

. à payer à Monsieur [I] la somme de 20700 euros et ce avec intérêts au taux légal à compter du 10 janvier 2022,

. à payer à Monsieur [I] et à l'EURL Didier Immobilier, chacun, la somme de 1000 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,

. aux dépens de première instance,

- infirmer le jugement entrepris pour le surplus,

Statuant à nouveau et y ajoutant en tant que nécessaire :

- condamner Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 12000 euros au titre de l'indemnité forfaitaire prévue au compromis et correspondant à sa rémunération,

À titre subsidiaire,

- condamner Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 12000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi,

En tout état de cause,

- débouter Monsieur [K] de l'ensemble de ses demandes,

- condamner Monsieur [K] à payer à Monsieur [I] la somme de 2500 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,

- condamner Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 2500 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,

- condamner Monsieur [K] aux entiers dépens d'appel, lesquels incluront le coût des timbres fiscaux, des droits de plaidoirie et de l'éventuelle exécution forcée.

MOTIFS DE LA DÉCISION

SUR LES DEMANDES PRINCIPALES

Sur la validité du compromis de vente

Le compromis de vente mentionne en page 16 que Monsieur [K] a donné son accord pour que la notification prévue à l'article L. 271-1 du code de la construction et de l'habitation soit faite par lettre recommandée électronique, étant précisé que le délai de rétractation commencerait à courir le lendemain du jour de l'envoi à son adresse électronique. Il est justifié de l'envoi de la lettre recommandée électronique le 8 octobre 2021 et le délai de rétractation de 10 jours a donc commencé à courir le 9 octobre 2021 pour s'achever le 18 octobre 2021 à minuit. En conséquence, le compromis de vente était définitif le 19 octobre 2021, étant rappelé qu'il n'était pas prévu de condition suspensive d'obtention de prêt, Monsieur [K] ayant déclaré financer l'acquisition intégralement au moyen de ses fonds personnels.

Monsieur [K] n'ayant pas constitué avocat en première instance, le tribunal a constaté que, à la date fixée pour la réitération de la vente, le 15 décembre 2021, malgré les différents courriers qui lui avaient été adressés, Monsieur [K] ne s'était pas prévalu de l'une des conditions suspensives de droit commun (relatives à l'existence de titres de propriété antérieurs, à l'absence de servitudes et de charges de nature à diminuer la valeur du bien, ainsi qu'à l'absence d'inscriptions hypothécaires pour un montant supérieur au prix de vente), de sorte qu'il convenait de retenir qu'elles étaient réalisées.

Monsieur [K] prétend désormais devant la cour qu'il n'est pas établi par Monsieur [I] et l'EURL Didier Immobilier que ces conditions suspensives de droit commun sont réalisées et que, de ce fait, le compromis de vente est caduc.

Cependant, Monsieur [I] et l'EURL Didier Immobilier démontrent par leurs pièces n° 14 à 19 que les notes de renseignements d'urbanisme et les états hypothécaires ont été communiqués au notaire de Monsieur [K] par courriel du 26 novembre 2021, avant le rendez-vous de signature de l'acte authentique fixé le 7 décembre 2021.

Les conditions suspensives de droit commun étaient donc réalisées et Monsieur [K] sera débouté de sa demande tendant à ce que le compromis de vente soit jugé caduc faute de réalisation de ces conditions suspensives.

Sur la demande de Monsieur [I]

Le compromis de vente prévoit une réitération par acte authentique au plus tard le 15 décembre 2021 et, dans l'hypothèse où l'une des parties n'y procéderait pas alors que toutes les conditions suspensives sont réalisées, la possibilité pour l'autre de l'obliger à s'exécuter en lui adressant une lettre recommandée avec demande d'avis de réception puis, passé un délai de 10 jours suivant la première présentation de cette lettre, de solliciter notamment à titre d'indemnité forfaitaire et de clause pénale la somme de 20700 euros.

En l'espèce, Monsieur [K] a été mis en demeure de réitérer la vente par lettre recommandée avec accusé de réception du 15 décembre 2021.

Il fait valoir que la clause pénale est susceptible de révision par le juge lorsqu'elle est manifestement excessive. Il considère qu'en l'espèce, une pénalité de 10 % du prix de vente apparaît extrêmement importante, Monsieur [I] ne justifiant pas de son préjudice. Il en conclut que l'indemnité ne saurait être supérieure à 1500 euros.

Cependant, Monsieur [I] établit par les pièces qu'il produit que l'appartement litigieux était loué et qu'il a été libéré pour cette vente. Il expose que l'échec de cette vente l'a contraint à réintégrer cet appartement et à souscrire un emprunt, dont il justifie.

En conséquence, le montant de la clause pénale n'est pas manifestement excessif et Monsieur [K] sera débouté de sa demande subsidiaire tendant à ce que cette clause pénale stipulée au profit de Monsieur [I] soit jugée manifestement excessive en son montant et réduite à hauteur de 1500 euros.

Le jugement sera confirmé en ce qu'il a condamné Monsieur [K] à payer à Monsieur [I] la somme de 20700 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 10 janvier 2022, date de réception de la mise en demeure d'avoir à régler la clause pénale.

Sur la demande de l'EURL Didier Immobilier

Le compromis de vente prévoit en page 12, au paragraphe 'Honoraires de l'agence' une rémunération de l'EURL Didier Immobilier d'un montant de 12000 euros TTC. Il ajoute que, dans l'hypothèse où toutes les conditions relatives à l'exécution de ce compromis sont remplies, si l'acquéreur ou le vendeur ne régularise pas l'acte authentique, une indemnité d'un montant égal à cette rémunération est due intégralement à l'EURL Didier Immobilier par la partie défaillante.

Il est également indiqué en page 14, au paragraphe 'Réitération par acte authentique', que dans le cas où les conditions suspensives sont réalisées et où l'une des parties refuse la réitération de la vente par acte authentique, l'EURL Didier Immobilier a droit à une indemnisation forfaitaire, à titre de clause pénale, d'un montant correspondant à ses honoraires prévus à l'article 'Honoraires de l'agence'.

Selon l'article 6 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, 'Aucun bien, effet, valeur, somme d'argent, représentatif d'honoraires, de frais de recherche, de démarche, de publicité ou d'entremise quelconque, n'est dû aux personnes indiquées à l'article 1er ou ne peut être exigé ou accepté par elles, avant qu'une des opérations visées audit article ait été effectivement conclue et constatée dans un seul acte écrit contenant l'engagement des parties'.

Le premier juge a considéré que la réitération de la vente n'étant pas intervenue, l'EURL Didier Immobilier ne pouvait pas exiger le paiement de ses honoraires. Par suite, il a déclaré illicite la clause pénale et a rejeté la demande en paiement formée à titre principal en application de cette clause.

Cependant, l''acte écrit contenant l'engagement des parties' mentionné par l'article 6 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, auquel cet article subordonne la rémunération de l'agent immobilier par l'intermédiaire duquel l'opération a été conclue, n'est pas nécessairement un acte authentique (Cass. 1ère civ., 10 octobre 2018, n° 16-21.044).

En l'espèce, le compromis ne comportait aucune condition suspensive d'obtention de prêt et les conditions de droit commun ont été réalisées. Dès lors, du seul fait de la rencontre des consentements du vendeur et de l'acquéreur, portant sur les éléments essentiels du contrat de vente, soit la chose et le prix, le contrat de vente a été conclu et, si le vendeur l'avait décidé, il aurait pu obtenir sa réitération par un jugement, constituant un acte authentique permettant la publicité foncière. C'est donc uniquement en raison du refus fautif de Monsieur [K] que l'EURL Didier Immobilier n'a pas perçu les honoraires fixés dans le compromis de vente.

Il résulte de ce qui précède que l'opération a été effectivement conclue et constatée dans un seul acte écrit contenant l'engagement des parties, de sorte que le refus fautif de Monsieur [K] ne peut avoir pour effet de priver l'EURL Didier Immobilier de son droit à indemnisation contractuellement prévu.

Monsieur [K] fait valoir que les stipulations contractuelles rappelées ci-dessus constituent une clause pénale susceptible de révision par le juge. Il affirme qu'un montant de 12000 euros est totalement disproportionné par rapport aux services rendus par l'EURL Didier Immobilier, dont il n'est pas justifié, aucun élément ne permettant d'apprécier la réalité du travail effectué. Il ajoute qu'il est ignoré si le bien a ultérieurement été vendu et si l'EURL Didier Immobilier a perçu à ce titre une rémunération. Il en déduit qu'elle doit être réduite à néant.

D'une part, le juge ne peut que modérer la pénalité convenue si elle est manifestement excessive, et non la réduire à néant comme le sollicite Monsieur [K].

D'autre part, l'EURL Didier Immobilier fait valoir à bon droit les diligences effectuées pour trouver un acquéreur, avec parution des annonces, organisation des visites, signature des actes nécessaires et réalisation des tâches administratives. Les intimés ajoutent que, suite à l'échec de la vente, Monsieur [I] n'a pas cédé le bien dans lequel il réside toujours, ce dont il est justifié par une attestation sur l'honneur et une attestation de titulaire de contrat Engie (pièce n° 21), l'EURL Didier Immobilier n'ayant donc pas perçu les honoraires relatifs à la vente du bien.

Pour refuser de modifier le montant de la clause pénale, prétendument excessive ou dérisoire, le juge n'a pas à motiver spécialement sa décision puisqu'il s'agit d'une simple faculté. En revanche, pour modifier ce montant, le juge ne peut pas procéder par simple affirmation et doit expliquer concrètement en quoi le montant contractuellement prévu est manifestement excessif ou dérisoire, et ce en comparant le montant de la peine avec celui du préjudice effectivement subi.

En l'espèce, le préjudice subi par l'EURL Didier Immobilier du fait du refus fautif de Monsieur [K] correspond exactement au montant des honoraires contractuellement fixés puisque, si ce dernier avait réitéré la vente par acte notarié, l'EURL Didier Immobilier aurait immédiatement perçu l'intégralité de ses honoraires par prélèvement sur le prix de vente.

Compte tenu de ce qui précède, il n'y a pas lieu à réduction du montant fixé par la clause pénale qui ne peut pas être considéré comme manifestement excessif. Monsieur [K] sera donc condamné à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 12000 euros en application de cette stipulation contractuelle.

En conséquence, le jugement sera infirmé en ce qu'il a condamné Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 6000 euros à titre de dommages et intérêts sur le fondement de l'article 1240 du code civil.

SUR LES DÉPENS ET L'ARTICLE 700 DU CODE DE PROCÉDURE CIVILE

Compte tenu des développements qui précèdent, le jugement sera confirmé en ce qu'il a condamné Monsieur [K] aux dépens et à payer à Monsieur [I] et à l'EURL Didier Immobilier, chacun, la somme de 1000 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.

Y ajoutant, Monsieur [K] sera condamné aux dépens d'appel et à payer à Monsieur [I] et l'EURL Didier Immobilier, chacun, la somme de 2000 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile pour la procédure d'appel.

En revanche, il appartient au juge des voies d'exécution d'apprécier les frais de leur mise en œuvre et leur imputabilité et il n'y a pas lieu de statuer par avance sur les débours d'une procédure hypothétique.


PAR CES MOTIFS,

LA COUR, statuant par arrêt contradictoire et en dernier ressort, prononcé publiquement, par mise à disposition au greffe,

Confirme en toutes ses dispositions contestées le jugement rendu par le tribunal judiciaire de Nancy le 18 juillet 2023, sauf en ce qu'il a condamné Monsieur [O] [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier exerçant sous l'enseigne Stéphane Plaza Immobilier [Localité 4] la somme de 6000 euros à titre de dommages et intérêts ;

Statuant à nouveau de ce chef et y ajoutant,

Déboute Monsieur [K] de sa demande tendant à ce que le compromis de vente conclu le 8 octobre 2021 soit jugé caduc faute de réalisation des conditions suspensives ;

Déboute Monsieur [K] de sa demande subsidiaire tendant à ce que la clause pénale stipulée au compromis de vente conclu le 8 octobre 2021 au profit de Monsieur [I] soit jugée manifestement excessive en son montant et réduite à hauteur de 1500 euros ;

Condamne Monsieur [K] à payer à l'EURL Didier Immobilier la somme de 12000 euros (DOUZE MILLE EUROS) en application de la clause pénale prévue au compromis de vente ;

Condamne Monsieur [K] à payer à Monsieur [I] et l'EURL Didier Immobilier, chacun, la somme de 2000 euros (DEUX MILLE EUROS) au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile pour la procédure d'appel ;

Dit n'y avoir lieu à statuer sur les frais d'une éventuelle exécution forcée ;

Condamne Monsieur [K] aux dépens d'appel.

Le présent arrêt a été signé par Madame CUNIN-WEBER, Présidente de la première chambre civile de la Cour d'Appel de NANCY, et par Madame PERRIN, Greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

 

Cour d'appel de Nancy

1ère Chambre Civile

Audience publique du 9 décembre 2024

Numéro d’inscription au répertoire général : 23/02384

 

L’intégralité de l’arrêt, dont les moyens produits, est consultable sur le site de la Cour de Cassation : RG n° 23/02384


samedi 1 novembre 2025

Actualité immobilière - Nouvelle réglementation à Toulouse : le Permis de Louer.

Un nouveau dispositif réglementaire voit le jour dans une partie de la Ville rose à compter du 3 novembre : une autorisation préalable pour louer son bien dans le secteur Arnaud-Bernard et une partie du quartier Saint-Sernin.

Sur la base des articles L.635-1 à L.635-11 du Code de la Construction et de l’Habitation et d’une délibération du conseil de la Métropole toulousaine, tout propriétaire d’un logement situé dans le périmètre géographique délimité par le boulevard d’Arcole, le début du boulevard Lascrosses, la rue Lascrosse, la rue des Puits Creusés, la rue Albert Lautman, la rue Emile Cartailhac, la Place Saint-Sernin et la rue Saint-Bernard devra, en cas de première location et/ou à chaque changement de locataire, demander l’autorisation de louer son logement à la Mairie de Toulouse.

Aucun nouveau bail ne pourra être conclu sans la délivrance d’un avis favorable : trois types de décisions pouvant du reste être prises : autorisation de louer (réponse expresse ou tacite en l’absence de réponse de l’administration au bout d’un mois suivant la validation de la demande), autorisation avec réserves (résoudre les anomalies mineures relevées), refus de location (le logement étant considéré comme à risque pour la santé ou la sécurité d’un locataire).

Ce dispositif, assorti de sanctions s’il n’est pas respecté (de 5000 Euros à 15 000 Euros d’amendes), vise :

  • à garantir un logement décent à toute personne louant un appartement ou une maison,
  • à lutter contre les marchands de sommeils qui profitent d’un marché tendu oui l’offre de logement est insuffisante,
  • à inciter les propriétaires bailleurs à entretenir leur bien, donc à pérenniser le parc immobilier locatif toulousain,
  • à améliorer, plus généralement, l’attractivité du patrimoine toulousain.

Pour en savoir plus sur les aspects pratico-pratiques (comment déposer une demande, la visite de contrôle d’un instructeur, etc.) de ce dispositif qui intéresse donc dès à présent (enfin, d’ici deux jours !) les propriétaires bailleurs ou les futurs investisseurs dans la pierre voici en photographie un dépliant délivré par la Mairie de Toulouse aux habitants du secteur géographique précité concernés.

Permis de louer Toulouse 31

Permis de louer Toulouse

Il est aussi possible de consulter le site de Toulouse Métropole (https://metropole.toulouse.fr), sur cette thématique immobilière importante d’un point de vue stratégie d’investissement, mais aussi en raison de sa dimension sociale, nous nous permettons de vous faire part de la riche étude d’une société de service immobilier experte du marché toulousain (Domicilium chasseur immobilier) intitulé : « Le "Permis de Louer" entre en vigueur à TOULOUSE au mois de novembre. Focus sur cette nouvelle réglementation ».

Bonne lecture à toutes et tous… en attendant notre prochain billet, toujours au cœur de l’Actu Immo toulousaine !

mercredi 1 octobre 2025

Info immo pratique… et positive : Le salon de l’immobilier toulousain, associé à celui de l’habitat, ouvre ses portes… demain !

Immobilier et Habitat étant un couple au cœur des préoccupations de beaucoup de personnes tant le logement occupe une place centrale dans le quotidien de chacun, un salon lui est logiquement dédié.

En ce sens, que vous soyez acheteurs ou vendeurs d’un appartement ou d’une maison, désireux d’améliorer votre logement (performances énergétiques, agrandissement, rénovation esthétique, etc.), juste en quête d’informations générale sur le marché ou au contraire très concrètes sur des aspects techniques, des évolutions juridiques, des nouvelles normes à respecter, des solutions patrimoniales pour investir au mieux, des financements pertinents, etc. ce Salon est fait pour vous.

Salon de l'Habitat Toulouse 2025

Salon de l'Immobilier Toulouse 2025

La quasi-totalité des domaines d'activité y abordés, présentés via des exposants multiples et de nombreuses conférences ou table rondes.

Aussi, pourquoi ne pas en profiter, ne serait-ce à la limite que pour flâner… l'entrée est en effet gratuite (une invitation est à cette fin à télécharger en ligne ou à obtenir auprès d’un exposant) !

Alors, à vos agendas : le Salon ouvre ses portes du jeudi 2 au dimanche 5 octobre à venir de 10 H à 19 H avec une « nocturne » le vendredi jusqu’à 20 H.

Salon de l'Immo 2025 Toulouse

Pour le découvrir et s’y délecter, rendez-vous au MEETT (Parc des Expositions, Centre de Conventions & Congrès) localisé : Concorde Avenue, 31840 AUSSONNE.

Et, si nécessaire, un numéro de téléphone pour de plus amples renseignements : 05 62 25 45 45.

lundi 1 septembre 2025

La cloche a sonné ! Toulouse Immobilier est de retour pour la rentrée.

Rentrée des classes le cartable fin prêt pour les petits… et peut-être aussi pour les grands avec des projets en tête muris au cours de l’été, dont un projet immobilier.

Si la période estivale est propice, en effet, à la détente et favorise la réflexion, le mois de septembre est souvent le temps de l’action, celui où les envies se concrétisent, tout au moins le moment de l’année les projets sont lancés, tels que les projets immobiliers.

A cette fin, qu’il s’agisse de vendre ou d’acheter, ou les deux parfois, le recours à un professionnel de l’immobilier s’avère fortement conseiller.

Ainsi, après avoir préalablement fait le point avec son banquier et/ou eu recours à un courtier en prêts immobiliers, il est judicieux de faire évaluer soigneusement son bien lorsqu’on doit s’en séparer pour en acquérir un autre.

Évaluation par une personne aguerrie, indépendante, ayant une approche objective grâce à une connaissance fine du marché concerné par l’appartement ou la maison qui devra être commercialisé le plus efficacement possible.

Dans ce cas de figure et à cet effet, il convient ensuite de confier la vente à un spécialiste de ce micromarché : quartier, voire partie d’un quartier, commune, etc.

Toulouse immobilier - Immobilier Tolosa

Un agent immobilier réputé, ayant pignon sur rue depuis de longues années, apprécié par un grand nombre de client sera vivement recommandé.

Pour la recherche du bien désiré, après avoir évaluer la faisabilité de votre projet, donner des conseils pertinents pour le mener à bien, éviter les pièges pour le finaliser dans de bonnes conditions, recourir à un chasseur immobilier expérimenté, une société de chasse immobilière implantée depuis de longues années dans la ville, bénéficiant d’une réelle réputation et d’avis clients élogieux sera également la clé du succès.

Dans les deux cas, outre le bouche-à-oreille, les recommandations par des collègues de travail, un voisin ou des amis, la consultation attentive et exhaustive de leur site internet (celui de l’agence immobilière toulousaine envisagée ou celui du chasseur immobilier toulousain également envisagé), l’étude des garanties qu’ils apportent, devront être minutieuses.

Et rien ne vaudra ensuite un entretien pour conforter ou, éventuellement, infirmer l’opinion que l’on s’est ainsi faite en amont.

Cet échange devra être constructif.

L’agent immobilier ou le chasseur immobilier devra prendre le temps de vous écouter, de comprendre votre situation spécifique… et non vous promettre monts et merveilles en vous récitant un discours commercial formaté.

Ayant une connaissance fine du marché immobilier toulousain, il pourra/devra vous orienter avec finesse, adopter la bonne stratégie dans un climat de confiance réciproque.

De notre côté, modestement… mais toujours avec précision et passion, nous ne manquerons pas de de vous informer le plus régulièrement et consciencieusement possible de la conjoncture immobilière, des événements urbanistiques de la ville pouvant impacter cette dernière, des évolutions législatives ou réglementaires susceptibles d’en modifier la donne… bref des évolutions du marché toulousain.

En attendant, Toulouse Immobilier vous souhaite à toutes et tous une excellente rentrée (à commencer bien sûr par les plus petits…) et profite de ce billet de septembre pour vous remercier une fois encore de votre chaleureuse fidélité.

mardi 1 juillet 2025

Le Gouvernement français met en stand by l’aide d’Etat MaPrimeRénov’.

Suspension gouvernementale de MaPrimeRénov’.

C’est un peu un coup de tonnerre dans le ciel de l’immobilier hexagonal que dénonce une grande majorité des acteurs du marché immobilier en France : agent immobilier, chasseur immobilier, marchand de biens, artisan du bâtiment, etc.

Cette suspension aussi inattendue que brutale du dispositif MaPrimeRénov’, hors copropriétés, semble à tous singulièrement incompréhensible tant la rénovation énergétique est un enjeu important, tant les obligations imposées en la matière aux propriétaires qui veulent louer leur bien ou à ceux qui, tout simplement, entendent réduire leur facture énergétique en améliorant ses performances s’avère considérables… voire irréaliste sans aide à la rénovation.

Rappelons que MaPrimeRénov’ est… était (redeviendra ?) un dispositif d’aide à la rénovation énergétique ouvert aux logements construits depuis plus de 15 ans, aux résidences principales, ainsi qu’aux copropriétés, source de subventions allant jusqu’à 65% ou 75% des travaux éligibles selon les profils.

Les projets de travaux peuvent… pouvaient (pourront ?) inclure l’isolation, le chauffage, la ventilation, etc.

Pour en bénéficier, il était prévu un accompagnement - souvent obligatoire - via un guide dénommé « Mon Accompagnateur Rénov’ ».

Créé en 2021, il s’agit là d’un professionnel neutre et agréé par l’État qui aide à évaluer les travaux, à monter les dossiers administratifs, à suivre le chantier et, bien sûr, à bénéficier des aides financières potentielles ; le recours à cet expert étant obligatoire pour les rénovations lourdes.

Privés de ce dispositif, les propriétaires bailleurs déjà contraints par l'interdiction progressive de mise en location des logements classés E, F et G vont être encore plus pénalisés.

De leur côté, les acquéreurs sont encore plus découragés, à défaut moins enclins à se projeter dans une acquisition… alors même qu’ils ne pourront être aidés ensuite financièrement dans des travaux aussi essentiels que... couteux.

chasseur immobilier Toulouse

Le gel des aides financières empêche les bailleurs d’agir (ou les expose à des sanctions s’ils louent sans avoir rénové leur bien) avec donc pour conséquence de gripper encore plus qu’il ne l’est le marché immobilier.

Les mécanismes publics d’accompagnement à la rénovation ne sont pas un luxe… mais une nécessité, sous peine d’une paralysie du marché immobilier.

Les abus de quelques propriétaires fraudeurs, aidés par des diagnostiqueurs complaisants, pour ne pas dire malhonnêtes dans quelques cas, ne peuvent justifier une rupture par les pouvoirs publics de ce système d’aide capital pour l’amélioration du parc immobilier général… par ailleurs voulu et clamé haut et fort par les mêmes instances publiques, notamment autour de la loi phare Climat et résilience d’aout 2021.

En donnant un signal de retrait, en impulsant une logique de désengagement, l’actuel gouvernement va à l’encontre de toute politique du logement rationnelle… qui a tant besoin, à l’inverse, de choix raisonnés, sources de sécurités, donnant de la visibilité aux vendeurs et acquéreurs potentiels.

Espérons que la suspension annoncée ne soit que TRÈS temporaire… 

Il en va de l’intérêt de toute une filière économique, porteuse d'emplois, source de richesse, d'entrées d'impôts... mais bien plus largement d’une politique sociale et environnementale si décisive, vitale pour tous.


dimanche 1 juin 2025

Chasseur immobilier pour trouver et Agent immobilier pour vendre : analyse comparative.

Beaucoup de nos lecteurs ont un projet immobilier à TOULOUSE, lequel se décline de deux façons : vendre son appartement ou sa maison et/ou en acheter un ou une.

A cette fin, deux types de professionnels s’offrent à ceux qui privilégient un service immobilier, le recours à une expertise permettant de sécuriser au mieux leur/ce projet.

Ces deux acteurs du marché immobilier sont le chasseur immobilier et l’agent immobilier.

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer au grès de nos études leurs prestations, mais nous nous proposons ici d’en faire une analyse comparative synthétique… afin in fine d’y voir plus clair et de se projeter efficacement.

Dans un contexte d’un marché immobilier toulousain de plus en plus complexe et concurrentiel (comme celui de la majorité des grandes agglomérations françaises), marqué par des tensions sur l’offre et des exigences croissantes de la demande, l’intermédiation immobilière s’est en effet transformée et devient de plus en plus nécessaire.

Si l’agent immobilier en est un acteur historique traditionnel et le chasseur immobilier un professionnel plus récent (mais en essor rapide), tous deux occupent des places stratégiques et souvent complémentaires, soumis à une réglementation identique protectrice dans l’intérêt de leur mandant (acheteur dans un cas, vendeur dans l’autre).

I. Cadre réglementaire et définition des métiers

A. L’agent immobilier : entre tradition et régulation

L’agent immobilier exerce une activité d’intermédiation qui vise à rapprocher les intérêts de vendeurs et d’acquéreurs ou de bailleurs et de locataires.

Cette activité est encadrée par la loi Hoguet (loi n°70-9 du 2 janvier 1970), son décret d’application et diverses textes légaux qui complète cet arsenal juridique de base.

Fondamentalement, ce dernier définit les conditions d’accès à la profession : détention d’une carte professionnelle (carte « T » pour les transactions, « G » pour la gestion), garantie financière, assurance responsabilité civile professionnelle et fixe une série d’obligation : signature d’un mandat de vente pour exercer, honoraires aux résultats lors de fin de mission, soit au moment de la signature de l’acte de vente chez le notaire s’agissant de l’agent immobilier qui s’occupe de vendre, en comparaison avec celui qui fait aussi de la gestion.

Ses principales attributions recouvrent notamment :

• l’estimation des biens,

• la commercialisation : publication d’annonces, organisation des visites, négociation,

• l’accompagnement administratif et juridique jusqu’à la signature de l’acte authentique.

Il est rémunéré en général sur la base d’un pourcentage du prix final de la transaction (même si c’est parfois un forfait), généralement supportée par le vendeur conformément au mandat écrit signé, qui peut être exclusif ou simple, sans exclusivité.

B. Le chasseur immobilier : défense exclusive des intérêts de l’acquéreur

Le chasseur immobilier, également soumis au cadre de la loi Hoguet précitée, se distingue par son mode d’intervention : il agit exclusivement pour le compte de l’acquéreur ou du locataire, sur la base d’un mandat de recherche. Sa rémunération, sous forme d’honoraires, n’est due qu’en cas de succès, là encore lors la signature définitive à l’étude notariale de son client ou de celle du vendeur (si un seul officiel ministériel a en charge le dossier de mutation).

Ses missions principales incluent :

• l’analyse fine des besoins et critères,

• la recherche ciblée : y compris sur le marché « off-market » de plus en plus prisé, auquel le meilleur chasseur immobilier a accès et peut, de fait, en faire profiter le client qui l’a mandaté en quête d’une opportunité forcément rare,

• la présélection des biens, avec visites préalables,

• la négociation des conditions d’achat ou de location (impliquant une réelle expertise),

• l’accompagnement jusqu’à la conclusion de la transaction.

hôtel particulier toulouse

II. Comparaison du chasseur immo et de l’agent immo : missions, stratégies et pratiques

A. Comparaison des clientèles et objectifs

L’agent immobilier répond avant tout aux intérêts du vendeur ou du bailleur, son objectif principal est la réussite de la transaction au meilleur prix et dans des délais optimaux.

Il est logiquement le plus souvent rémunéré par le propriétaire qui vend.

À l’inverse, le chasseur immobilier défend les intérêts de l’acquéreur, en optimisant la recherche et en veillant à la qualité et à la pertinence du bien trouvé.

Son travail d’exploration du marché, de conseils et de négociations est rémunéré par son client acquéreur.

B. Modes opératoires et accès au marché

L’agent immobilier a un stock de biens immobiliers à écouler, un portefeuille de mandats de vente à diffuser le plus largement possible via les canaux publicitaires que sont les sites d’annonces spécialisées, les réseaux d’agences et les réseaux sociaux à présent (Facebook, Linkedin, Instagram, etc.).

Le chasseur immobilier, de son côté, exploite bien sûr ses supports, mais mobilise aussi des méthodes plus discrètes et personnalisées, notamment :

• l’accès au marché caché (off-market immobilier) ;

• le recours aux réseaux informels et aux partenariats locaux.

Par ailleurs, il ne cherche pas à vendre à tout prix, mais à l’inverse a sélectionner et évaluer au mieux des biens avant présentation à son client ; le but étant que les appartements ou maisons recensées et choisies soient le plus en adéquation possible au cahier des charges dudit client.

C. Enjeux relationnels et économiques

Intervenant en général sur un secteur bien défini et assez restreint (une ville, une commune ou quelques communes), l'agence immobilière est soumise à une double contrainte relationnelle, devant à la fois satisfaire le vendeur et rassurer l’acquéreur, ce qui peut engendrer des tensions, notamment en phase de négociation.

Enclin à travailler sur un périmètre un peu plus large, le chasseur immobilier, lui, bénéficie d’une relation univoque avec son client, ce qui lui permet une plus grande liberté d’action, mais nécessite une forte capacité d’écoute et une expertise approfondie du marché, des micro-marchés où il est amené à intervenir.

III. Avantages et inconvénients du chasseur immobilier et de l’agent immobilier

A. Points forts et limites de l’agent immobilier

Le plus :

• Expertise en estimation et valorisation des biens ;

• Large visibilité et diffusion des mandats,

• Accompagnement administratif complet.

Le moins :

• Conflits d’intérêts potentiels entre parties,

• Qualité variable des prestations selon les agences,

• Rémunération parfois jugée élevée par les acquéreurs.

Quand y recourir ?

Pour vendre un bien efficacement, le mettre en valeur, sélectionner des acheteurs solvables et sérieux, bénéficier d’une évaluation juste, et s’assurer d’un processus encadré.

B. Avantages et limites du chasseur immobilier

Points forts:

• Gain de temps pour l’acquéreur,

• Outils pour chercher rapidement,

• Accès à des biens rares ou confidentiels,

• Défense exclusive des intérêts du client.

Limites :

• Coût additionnel pour l’acquéreur,

• Nécessité de définir un mandat précis et réaliste, donc que le chasseur soit de bon conseil, connaisse parfaitement le marché immobilier ciblé,

• Dépendance à la compétence souvent individuelle du chasseur sauf si celui-ci est entourée d’une équipe complémentaire.

Quand y recourir ?

Lorsqu’on manque de temps, pour rechercher un bien alors que l’on habite pas sur place ou que l’on ne connait pas suffisamment l’environnement, investir sur un marché tendu, ou déléguer l’intégralité du processus d’acquisition par sécurité.

Dans les deux cas, il convient de solliciter une société de chasse immobilière ou une agence immobilière ayant de l’expérience, implantée depuis longtemps sur le marché, bénéficiant d’avis positifs en nombre, parfaitement structurée.

Quartier de la Fac de droit

Conclusion

Au final, le chasseur immobilier et l’agent immobilier incarnent deux figures complémentaires de l’intermédiation immobilière contemporaine.

Si l’agent demeure l’interlocuteur de référence pour les vendeurs, le chasseur répond à une mutation fondamentale du marché : la montée en puissance de l’acquéreur exigeant, pressé et informé.

Des synergies intelligentes se déploient de plus en plus entre eux au travers de partenariats, de partages de données… dans l’intérêt des vendeurs et des acheteurs !

Faites le bon choix si vous avez un projet immobilier à Toulouse... et en toute hypothèse on se retrouve très vite pour un nouveau billet d'actu immo.

jeudi 1 mai 2025

Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV), un nouveau document d’urbanisme protégeant le patrimoine du centre-ville toulousain.

Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) a été approuvé par le Préfet de la Haute-Garonne il y a quelques semaines - le 17 février 2025 - et, de fait, va entrer en vigueur très prochainement, une fois publié sur le Géoportail de l’urbanisme français ; en principe avant la fin du premier semestre en cours.

Ce document d’urbanisme concerne de façon spécifique et précise le centre historique de la Ville rose.

En l’occurrence un périmètre de 256 hectares situé, schématiquement, entre les boulevards (voir plan ci-dessous) au sein duquel le PLU ne s’applique pas et où ne s’appliquera pas le futur PLUi-H.

plan PSMV Toulouse

Comprenant 3 864 parcelles et 12 700 immeubles, ce PSMV a pour vocation :

·       de mieux protéger le patrimoine architectural toulousain et la sécurité des habitants ; entre autres en prévenant la dégradation de certains bâtiments, en luttant contre les situations de péril),

·        de contribuer à la mise en valeur la richesse architecturale et urbanistique toulousaine,

·        de revitaliser l’habitat du centre-ville en conciliant plus grande mixité générationnelle et sociale (à cet égard la division des grands logements est à présent plus difficile à obtenir ; environ 60 % des logements de cette zone urbaine centrale étant constituée de petits appartements), mobilités douces, développement durable, transition énergétique et sobriété adaptées au foncier ancien.

Avec lui tout futur projet de construction, d’aménagement, de transformation ou de valorisation doit donc désormais s’inscrire dans une démarche d’architecture contemporaine qualitative avec des variables, des contraintes plus ou moins grandes.

Trois catégories d’immeubles ont en effet été recensées par l’État et la municipalité, ceux devant :

·        être conservés, impliquant par la même leur restauration sans modification de l’existant : 29 % des immeubles sont visés,

·        être protégés, soit des modifications tolérées : 28 % des immeubles sont concernés,

·        connaitre des évolutions pour des usages contemporains : 41 % des immeubles ciblés.

Concrètement ce Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur impose :

·        que pour tout projet de travaux (construction, aménagement, transformation ou simple valorisation), les propriétaires devront impérativement déposer une déclaration préalable ou un permis de construire,

·      qu’un diagnostic structurel pourra être exigé avant de modifier les parties communes et privatives des immeubles (espaces intérieurs, terrasses, cours et jardins) avec dépôt obligatoire d’un PC.

En contrepartie de ces nouvelles prescriptions, une nouvelle aide fiscale voit le jour pour les propriétaires qui engagent des travaux de rénovations.

En effet, les biens immobiliers situés dans le PSMV sont éligibles à la loi de défiscalisation Malraux.

A savoir un dispositif qui donne droit à une aide fiscale (matérialisée par une réduction d'impôt) calculée sur le montant des travaux de restauration engagés par le contribuable à hauteur de 30 % ; le montant desdits travaux étant plafonné à 400 000 Euros sur une période de quatre années consécutives.

Cette défiscalisation vient s’ajouter aux aides que propose l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et par le service de l’urbanisme de la Mairie de Toulouse pour les ravalements de façade.

Bon mois de mai à tous et à bientôt pour un nouveau billet d'information !


 

mardi 1 avril 2025

Actu immo et décoration - Le dernier numéro du magazine "De fil en Déco" est paru : un gage de bonnes idées pour la maison !

C’est le printemps… alors pour le fêter, le magazine toulousain référence dédié à l’habitat « De fil en Déco » :

  • propose des solutions en matière d’aménagement (intérieur et extérieur), de décoration,
  • récence des acteurs incontournables de la construction, de l’artisanat, de l’immobilier : tous des professionnels aux compétences connues et reconnues,
  • donne des infos pratiques sur la vie toulousaine, mais invite aussi à faire des découvertes via des périples à quelques encablures de TOULOUSE ou dans le cadre de beaux voyages plus lointains,
  • met en avant des artistes et des expositions,
  • etc.
De Fil en Déco printemps et été 2025

Autant de valeurs sures et de bons conseils qui, c’est de coutume, font le bonheur de tous : curieux ou passionnés, amateurs ou spécialistes, acheteurs potentiels d’un appartement ou d’une maison, propriétaires en quête d’amélioration de leur logement, etc.

Dans ce numéro 88, des thèmes de prédilections sont mis en avant :

  • Comment valoriser son couloir avec des astuces à ne pas négliger !
  • La salle à manger qui fait un retour en force.
  • Sublimer son jardin en toute simplicité... mais avec efficacité !
  • Des destinations pour s’oxygéner sont proposées : l’abbaye de Baulieu en Rouergue, l’Égypte Antique au fil du Nil.
  • Le salon Occ’ygène qui prône pour se ressourcer le tourisme, la randonnée et des loisirs natures,
  • L'association Ateliers au cœur de l'abbaye de Sorèze - ancienne école royale militaire, lieu chargé d'Histoire au pied de la Montagne Noire - qui réunit artistes peintres, artisans du bois et textile, photographes et vidéastes, restaurateurs de mobilier et d'objets d'art, marionnettiste,...,
  • Etc.

Et les professionnels mis en lumière, le plus souvent leader dans leur domaine d’intervention, sont quant à eux : le pisciniste «  Atoll Piscines », pour les projets bois d’aménagement intérieur et extérieur « Cultur-Bois », l’entreprise « Archea Toulouse » pour les placards, dressing et aménagements sur mesure, pour la literie de qualité le groupe « Grand Litier », pour la recherche ciblée de maison et d’appartement la société toulousaine « Domicilium » chasseur immobilier, en matière de décoration et de design avec des meubles, accessoires déco et luminaires originaux la structure « Kare », etc.

Il convient d’autant plus de profiter de ce magazine qualitatif qu’il est gratuit !

Vous le trouverez en particulier dans les meilleures adresses toulousaines : notamment les magasins de déco et de mobilier et les agences immobilières.

Excellente lecture à tous de ce numéro printanier - saison 2025 - et à très vite pour un nouveau billet.

samedi 1 mars 2025

Actu Immo : le Salon de l’immobilier de TOULOUSE ouvre ses portes fin mars, l’occasion de chasser de bonnes idées immo !

Le printemps arrive dans trois semaines et avec lui, synonyme de beaux jours, peut-être des projets immobiliers !

Pour leur faire honneur, lancer une recherche immobilière d’achat d’appartement ou de maison, envisager une construction, affiner son budget, chercher des informations utiles, rencontrer des professionnels du logement, écouter des conférences de spécialiste du marché immobilier, etc. comme de coutume, le Salon de l’immobilier toulousain ouvre également ses portes !

Salon de l'immobilier Toulouse 2025

Cette année ce rendez-vous incontournable aura lieu du 28 au 30 mars prochain.

Souvent donnant le top départ pour une activation du marché immobilier en Haute-Garonne, l’édition de 2025 sera d’autant plus importante que l’année 2024 a été grippée en raison surtout de l’instabilité politique, de multiples élections et de taux d’intérêt à la hausse.

Mais comme l’envie de logement elle est toujours forte (pour changer de cadre de vie ou investir) et les taux pour emprunter sont à la baisse et se stabilisent autour de 3%, voire un peu moins selon les profils, les apports, la durée d’emprunt, etc.

Ces deux éléments devraient booster l’activité, en particulier durant cette saisonnalité forte qu’est le printemps.

Par voie de conséquence, qu’il s’agisse de rénovation, d’extension ou de construction, d’amélioration (notamment énergétiques), de choix de nouvelles prestations (piscine, cheminée, climatisation, ascenseur, garage, etc.), du besoin ou de l’envie de vendre ou d’acquérir un bien (ou les deux actions réunies ; double projet parfois difficile à faire coïncider) et que les raisons correspondent à une mutation professionnelle, un changement familial (plus nombreuse ou l’inverse avec le départ d’un enfant grand, recomposée, etc.), un « simple » désir - tel se constituer un patrimoine pour des revenus locatifs ou devenir propriétaire d’une résidence secondaire -, ce Salon de l’Immobilier pourra vous apporter des solutions, tracer une ligne conductrice.

De la même manière, cet évènement immobilier cardinal en Occitanie vous permettra de satisfaire votre curiosité, d’enrichir vos connaissances sur la sphère immobilière en général via :

-       des intervenants variés : agences immobilières affiliées le plus souvent au SNPI ou à la FNAIM, des artisans représentant plusieurs corps de métier du bâtiment, des fournisseurs d’énergie, des organismes bancaires, des courtiers, etc.

-      des tables rondes qualitatives avec des spécialistes experts dans leur domaine pour évoquer les dernières évolutions législatives et réglementaires, faire le point/rappeler des règles juridiques importantes (droit de la copropriété, droit successoral, droit fiscal ou relations bailleur/locataire par exemple), des projets urbains en cours et à venir susceptibles de modifier le paysage urbanistique via de nouveaux équipements (ligne C du métro par exemple), de nouvelles infrastructures découlant souvent de ces derniers, des programmes immobiliers privés de promoteurs et lotisseurs représentés en masse sur les Salons de l’immobilier (vitrine publicitaire idéale pour eux).

C’est donc le moment d’annoter vos agendas… et prendre rendez-vous pour le vendredi 28, le samedi 29 ou le dimanche 30 mars à venir de 10 H à 19 H (avec une nocturne jusqu’à 20 H le vendredi) au Parc des Expositions, Centre de Conventions & Congrès situé à AUSSONNE (Concorde Avenue) : le MEETT.

Le Salon aura lieu dans le hall 3. Il est conseillé de se garer dans le parking visiteurs du entre les lettres N et T ; les stationnements PMR se situent à proximité des blocs ascenseur.

samedi 1 février 2025

Bailleurs et locataires : indexation des loyers avec les derniers indices applicables.

Droit immobilier - réglementation locative : mise à jour pratique à destination des bailleurs et locataires pour actualiser les contrats de location en référence aux derniers indices applicables.

Pour que la relation contractuelle entre un propriétaire et son locataire soit cohérente par rapport à l’évolution de la vie économique et sociale générale, un mécanisme d’ajustement du montant du loyer est en effet prévu entre eux.

Il s’agit de l’indexation des loyers ; laquelle est encadré juridiquement et évoluent chaque trimestre.

Cette indexation se fait sur la base de l’indice de référence aux loyers (IRL), au coût de la construction (ICC), aux loyers commerciaux (ILC) ou bien aux loyers des activités tertiaires (ILAT).

 Bailleur locataire - derniers indices d'indexation des loyers

Une fois par an environ nous retraçons dans un de nos billets cette évolution qui est publiée par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), puis parait au Journal Officiel de la République Française (JORF).

Cette actualisation est importante pour le propriétaire bailleur qui doit pouvoir dans une logique d’investissement ne pas être en décalage avec l’inflation et tout aussi importante pour son locataire qui ne doit pas subir des augmentations de son loyer abusive.

L’encadrement législatif mis en place permet d’éviter ces deux écueils.

Afin de permettre aux deux parties au contrat de location de vérifier leur situation actuelle ou pour celles envisageant d’en signer un de connaitre les indices applicables, voici les derniers en vigueur :

- pour ce qui est de l’indice de référence des loyers (IRL), publié par l'Insee le 15 janvier 2025, il s’établit au quatrième trimestre 2024 à la valeur de 144,64.

- de son côté l’indice du coût de la construction des immeubles à usage d’habitation (ICC), publié par l'Insee le 17 décembre 2024, est fixé au troisième trimestre 2024 au niveau de valeur de 2143.

- concernant l’indice des loyers commerciaux (ILC), publié par l'Insee le 17 décembre 2024, il se situe au troisième trimestre 2024 à la valeur de 137,71.

- enfin, s’agissant de l’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT), publié par l'Insee le 17 décembre 2024, il s’établit lors du troisième trimestre 2024, au niveau de valeur de 137,12.

Bonne prise en compte à toutes et tous de ces derniers indices !

 

mercredi 1 janvier 2025

Nouvelle année qui débute à conjuguer au temps de l’espoir pour l’immobilier !

L’immobilier toulousain en 2025 : quelle perspective pour les acheteurs et les vendeurs ?

L’année 2024 se termine dans la confusion politique, les incertitudes économiques… de fait un contexte immobilier complexe, sans peu de visibilité.

Le grand TOULOUSE est moins impacté que d’autres zones géographiques en raison de son bassin industriel, de sa jeunesse étudiante… notre quatrième ville de France résiste et reste toujours le moteur de la Région Occitanie.

Des projets urbains participant de la rénovation de la ville et de son embellissement poursuivent leurs cours, attirent toujours de nouveaux arrivants.

Pour autant le marché immobilier aura été calme dans l’ancien et quasiment à l’arrêt dans le neuf.

Qu’en sera-t-il en 2025 ?

Toulouse Immobilier 2025

En ce 1er janvier, il est encore difficile de se prononcer… en revanche rien ne nous empêche d’espérer et se faisant, bien sûr, Toulouse Immobilier ne peut que commencer par vous souhaiter à toutes et à tous, chères fidèles lectrices et chers fidèles lecteurs, une année sous les meilleurs auspices possibles.

La santé en priorité sans laquelle nous sommes peu de chose et puis de l’envie, du plaisir… qui se traduiront peut-être par des projets de changements qui se conjuguent souvent en projets immobiliers.

Une maison ou un appartement apparaissent en effet régulièrement comme le premier objectif significatif des jeunes actifs… et des moins jeunes qui ont l’opportunité de pouvoir changer de lieu de vie, aspirent à du renouveau… ou sont dans une obligation de changement en raison d’une mutation professionnelle, d’une séparation, d’un divorce, d’un décès, de l’arrivée d’un nouveau-né dans la famille ou à l’inverse du départ d’un grand enfant, etc.

Parfois, pour ceux qui ont une assise financière certaine, le projet immobilier consiste à investir dans la pierre qui fait toujours office de valeur refuge, de placement sécure… en particulier dans les périodes de turbulences, à l’image de celle que nous traversons actuellement.

L’objectif étant ici de se constituer un patrimoine permettant de bénéficier de revenus complémentaires, de revenus fonciers permettant de vivre mieux au quotidien et/ou de préparer sa retraite en capitalisant autant que faire se peut.

La visée de l’investissement peut être aussi - et/ou se cumuler au précédent objectif de ressources financières supplémentaires immédiates - de pouvoir transmettre à ses enfants un patrimoine.

Alors qu’entrevoir pour l’année qui débute ?

La Ville rose conservera une attractivité croissante via son dynamisme économique autour des secteurs de l’aéronautique, du spatial, des nouvelles technologies, ainsi que le domaine de la recherche médicale, via également son cadre de vie méditerranéen et son attrait constant pour les étudiants et jeunes actifs.

La hausse des prix devrait être modérée.

Ayant connu une forte hausse jusqu’en 2023 et une stabilisation en 2024, voire parfois une légère baisse pour les biens appartenant au parc immobilier le moins intéressant (ceux des années 60 et 70 notamment), ce contexte tarifaire se maintiendra en 2025 sous réserve toutefois d’une évolution des taux d'intérêt globalement identique et d’une offre de logements similaire… ce qui sera une quasi-certitude s’agissant de ce dernier point.

Le développement de certains aménagements urbains, voire l’apport de nouvelles infrastructures (immédiatement en 2025 ou à plus longue échéance comme la Ligne C du métro) vont continuer à influencer positivement certains quartiers et en valoriser d’autres.

Immobilier et 2025 peuvent donc rimer…

A cet égard voici quelques conseils pour les vendeurs et d’autres pour les acquéreurs.

Conseils immobiliers pour les vendeurs en 2025

Rédiger une annonce reflétant la réalité, complète et sans fioriture !

Soignez vos photographies après avoir ordonné au mieux votre appartement ou votre maison, le cas échéant après avoir procédé à du home staging, de plus en plus à la mode.

Préparer un dossier complet à fournir aux acquéreurs éventuels qui se manifesteront, notamment avec l’ensemble des diagnostics techniques (DPE, électricité, termites, etc.), le montant de l’impôt foncier, celui des charges de copropriété, un plan de votre logement (l’IA permet désormais de le proposer gratuitement, simplement et rapidement en trois dimensions !), etc.

Excepté le plan, ces informations immobilières sont au final obligatoires… alors rassurez dès le départ vos candidats à l’achat, montrez-leur votre sérieux !

Mais tout cela, à commencer préalablement par l’évaluation de votre bien afin qu’il soit en phase avec la réalité du marché spécifique où vous habitez, puis le bon ciblage des clients et l’utilisation de supports adaptés ensuite, la gestion des visites inutiles, une négociation pertinente le moment venu, etc…. sera optimisé si vous recourez à un agent immobilier local.

Encore faudra-t-il, évidemment, que ce spécialiste en immobilier soit expérimenté, travaille depuis longtemps sur le secteur concerné par votre bien, avec méthodologie et déontologie.

Conseils immobiliers pour les acheteurs en 2025.

Faites le point avec votre banquier ou un courtier sur votre situation financière, votre éventuel taux d’endettement et vos capacités exactes pour emprunter.

Les taux d’intérêt évoluent… il faut donc se tenir informé et ajuster si besoin son budget pour être certain de pouvoir se positionner rapidement le moment venu, lorsque vous aurez trouvé la perle rare !

Élaborez un cahier des charges précis, mais en triant ce qui est vraiment indispensable en termes de prestations et celles qui peuvent éventuellement faire l’objet de concession.

Délimitez aussi soigneusement votre périmètre de recherche. Il est inutile de chercher trop loin… puisqu’à la sortie vous écarterez les biens immobiliers jugés trop éloignés (« finalement, c’est trop loin »…).

Le marché immobilier toulousain est en effet complexe, avec des offres insuffisantes par rapport à la demande… il faut donc pouvoir agir vite, se décider promptement en ayant bien fait la part des choses au départ.

Cherchez sans discontinuer, quotidiennement… et pas seulement le week-end ou à la pause-café. Votre futur home sweet home n’attend pas !

Procédez à une recherche exhaustive dans la mesure du possible, qui doit se faire par le biais de tous les canaux de diffusions d’annonces possibles :

-        sites internet… en essayant de faire le tri entre les propositions très souvent alléchantes - alors qu’au final la réalité peut être décevante - , celles qui sont en ligne depuis des lustres, celles qui ne sont plus d’actualité, etc.,

-        presse locale parfois,

-        visite physique des agences immobilières,

-        sollicitation de votre notaire,

-        discussions avec vos collègues de travail (mais attention là aussi aux informations parfois erronées, aux pistes miraculeuses !),

-        échange avec les commerçants du ou des quartiers où vous souhaitez vous installer, etc.

Encore faut-il avoir le temps de se consacrer pleinement à cette recherche et surtout avoir la connaissance requise pour évaluer avec raison la justesse de son projet et appréhender promptement le marché immobilier, sans stress particulier.

Bref… un métier. N’est pas professionnel immobilier qui veut !

En la matière, côté acheteur, c’est un chasseur immobilier expert du secteur vous intéressant qui pourra vous accompagner le plus efficacement, vous aider à saisir l’opportunité qu’il aura pu dénicher pour vous.

De notre côté, même si c’est modestement, nous allons poursuivre notre entreprise générale d’information immobilière toujours utile pour comprendre le marché, prendre parfois du recul et de la hauteur, faire œuvre d’alerteur… mais avec le sourire !

Au final, une même volonté transversale de nourrir votre réflexion immobilière et mieux appréhender vos éventuels projets.

En attendant, en ce sens, notre prochain billet, Toulouse Immobilier vous adresse de nouveau ses meilleurs vœux pour 2025, à vous qui nous suivez (merci encore pour votre fidélité !) et à tous ceux qui vous sont chers.


dimanche 1 décembre 2024

Le Patrimoine Toulousain à l’honneur : des investissements pour une Ville rose encore plus rose !

Au cours des dernières années, Toulouse a vu son patrimoine restauré.

Et des chantiers, parfois en cours ou à venir, poursuivent ou vont poursuivre cette politique de la municipalité visant à conserver au mieux, qu’en ce n’est pas à l’embellir, lui (re)donner toutes ses lettres de noblesses, l’architecture toulousaine.

Tel est ou fut le cas de la Maison Giscard, de la Porte de la Commutation, de l’église Notre Dame du Taur, la basilique Notre Dame de la Daurade, la gare Matabiau, les Halles de la Cartoucherie, la chapelle Saint-Joseph de La Grave, la Basilique Saint-Sernin, le Castelet (ancienne prison Saint-Michel devenu un musée à découvrir sans faute pour ceux qui ne l’ont pas encore visiter !), les murs/digues Saget (bord de Garonne si prisés), ou encore de la Place du Capitole.

Ville d’art et d’Histoire, la revalorisation de notre chère Cité des violettes et de ses bâtiments emblématiques contribue à la rendre toujours plus attrayante et si agréable à vivre.

Le dynamisme économique bien connu et la jeunesse étudiante vivifiante explique l’engouement pour Toulouse… que ses habitants (notamment ceux qui ont la chance d’habiter dans le centre-ville) ou visiteurs (touristes faisant de la capitale occitane une étape incontournable du sud-ouest) ont ou auront loisir de pratiquer au quotidien ou lors vacances avec toujours plus de bonheur suite à ces travaux urbains d’envergures.

En voici un résumé en image puisque la Mairie a eu la riche d’idée d’exposer à côté de Saint-Sernin, rue Emile Cartailhac, un récapitulatif de ces chantiers :

Patrimoine toulousain

Patrimoine toulousain 1

Patrimoine toulousain 2

Patrimoine toulousain 3

Patrimoine toulousain 4

Patrimoine toulousain 5

Patrimoine toulousain 6

Patrimoine toulousain 7

Patrimoine toulousain 8

Patrimoine toulousain 9

vendredi 1 novembre 2024

Architecture : une exposition photographique pour voyager en Haute-Garonne à la rencontre du mariage entre la nature, les paysages du département et les constructions, l’habitat Occitan.

Depuis le 20 septembre et jusqu’au 14 décembre prochain, l'espace culturel la « Galerie 24 » de la rue Croix Baragnon propose une exposition originale où les intervenants font se rencontrer l’espace naturel haut-garonnais, ses paysages et les constructions architecturales anciennes, comme récentes, aménageant cette topographie naturelle.

A l’honneur de cette géographique locale : les plus ou moins profondes vallées pyrénéennes, le piémont du Comminges, les collines et coteaux gascons à l’ouest du département et ceux, parfois abrupts, du Lauragais à l’est, les confluences de plaines toulousaines ou encore terrasses du frontonnais.

Intitulée « Du sol à l’architecture », cette mise en lumière photographique dévoile en images - aussi belles que singulières grâce au regard aiguisé et averti du photographe Vincent BOUTIN - le patrimoine architectural et paysager de la Haute-Garonne, son terroir dans ses composantes intrinsèques, sa diversité et les matériaux exploités pour construire, rénover ou aménager l’habitat, qu’il soit traditionnel ou novateur.

Exposition espace culturel rue Croix-Baragnon  Sol et Architecture

Bois, terres ou pierres locales, ce sont les travaux des étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de TOULOUSE (ENSA) qui - autour de projets innovants dans le cadre d’enseignements en licence et master - matérialisent le lien entre sol et architecture, expliquent en quoi la matière, la nature du sol, ces matériaux à l’état brut que l’on trouve en Haute-Garonne influencent la typologie et les formes des bâtisses et bâtiments de notre département, les méthodes même de construction dans l’ancien et/ou leur réinterprétations contemporaines.

A titre d’exemple, le sol argilo-calcaire du Lauragais si prisé pour ses maisons typiques - dites lauragaises - a favorisé l’utilisation des matériaux de terre crue alors que plus proche de la chaine pyrénéenne les ressources naturelles comme le marbre, le schiste, les galets de rivières et torrents, ou encore le bois des forêts, ont beaucoup plus été exploités pour édifier des logements, tandis que dans la plaine de la Garonne, le sable et le gravier présents en abondance - nature alluvionnaire des sols oblige - ont été particulièrement pris en compte pour une majorité de constructions.

A cet égard, au-delà des photos et de ces exposés, afin de creuser et accroitre encore plus ses connaissances sur cette thématique riche de sens tant habiter, se loger, occuper un territoire est au cœur de la vie de chacun, la Galerie met à disposition diverses ressources documentaires sous l’égide du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE) de la Haute-Garonne, organisme départemental d'information, de sensibilisation et de conseil gratuit… comme cette exposition !

Alors, amoureux de TOULOUSE et de ses environs, des projets architecturaux, de l’habitat qui nous permet d’y vivre… à vos agendas !

Il vous reste encore un mois et demi pour découvrir cette exposition originale située « Galerie 24 » donc, à savoir au… 24 rue Croix Baragnon, dans le centre historique de la Ville rose, au cœur de son triangle d’or.

Les jours et heures d’ouverture - nous insistons, c’est une chance : l’entrée est libre et gratuite - du mercredi au samedi de 13 H à 19 H.

Une seule chose à ajouter : bonne visite à toutes et tous !

mardi 1 octobre 2024

Évènement à ne pas manquer : le Salon de l'Habitat de Toulouse ouvre ses portes du jeudi 3 au dimanche 6 octobre 2024.

Passionnés d’immobilier et d’habitat… à vos agendas !

Toujours intéressant et couru tant le logement, la maison, sont au cœur des vies de chacun, comme chaque année, la nouvelle édition du Salon de l’Habitat toulousain ne manquera pas d’attraits.

Salon de l'Habitat de Toulouse 2024

Plusieurs domaines d'activité seront traités, présentés, décortiqués… par l’entremise de multiples exposants intervenant principalement au niveau :

·       de l'amélioration de l'habitat : les principaux corps de métiers de l’artisanat lié à la construction et l’entretien des logements seront représentés : couvreurs, façadiers, sociétés de sécurité et alarme, menuisiers et vitriers, installateurs de pergola, de véranda, de carport, etc.

·       des modes de chauffage et systèmes pour des énergies plus écologiques : nouveautés en matière de climatisations et pompes à chaleur, cheminées et poêles, constructions bois, etc.

·       des aménagements ou réaménagements de cuisines et salles de bains : cuisinistes pour optimiser les espaces,  gamme d’électroménagers pour des équipements plus high-techs et/ou économes, tendances 2024/2025 pour les pièces d’eau, etc.

·      de l’ameublement et de la décoration d'intérieur : présence sur le salon des boutiques et marques en vue sur la place toulousaine en matière de mobilier, luminaire, literie, canapé, rideau, tapis, etc. afin de repenser, changer sa déco intérieure.

·       de l’aménagement extérieur : piscinistes, installateur de spas, paysagistes, jardinier, spécialistes de revêtements de sol (terrasse bois, allées, etc.).

L’entrée étant gratuite (place à télécharger en ligne sur le site dédié), « il faudrait être fou pour ne pas en profiter » !

Du jeudi 3 au dimanche 6 octobre à venir, ce sera possible aux horaires suivants : de 10 H à 19 H avec une « nocturne » le vendredi jusqu’à 20 H.

Et, si besoin était, rappelons que ce nouveau Salon de l'Habitat made in Toulouse se tiendra dans le désormais emblématique MEETT (Parc des Expositions, Centre de Conventions & Congrès) dont voici l’adresse : Concorde Avenue, 31840 AUSSONNE ; et, si besoin, un numéro de téléphone pour de plus amples renseignements : 05 62 25 45 45.

dimanche 1 septembre 2024

Rentrée des classes, rentrée de Toulouse Immobilier !

En cette période de rentrée scolaire, après un été qui aura été, nous l’espérons, reposant et enthousiasmant pour vous (l'engouement populaire - pour ne pas dire la ferveur - et le dynamisme autour des jeux Olympiques y auront certainement contribué !), il convient de se replonger dans le quotidien.

Mais parce que nous avons la chance de vivre à TOULOUSE ou dans ses environs, nous vous proposons aujourd’hui de poursuivre un peu les « vacances », de se tourner en douceur vers la reprise, peut-être pleine de projets constructifs néanmoins.

A cet égard, dès le mois prochain, nous reprendrons le cours de nos analyses sur le marché immobilier toulousain, les prix pratiqués au m2 selon les quartiers ou les communes, les moyens d’acquérir un appartement ou une maison via un chasseur immobilier expérimenté et/ou de vendre son bien dans les meilleures conditions grâce à une agence immobilière compétente, les projets urbanistiques de la ville (d’ampleurs ou plus modestes), les tendances déco (aménagement intérieur et extérieur), les nouveautés réglementaires et législatives (droit immobilier, droit de l’environnement souvent impactant, droit de l’urbanisme, etc.), les événements autour de l’habitat à ne pas louper, bref tout ce qui est relatif à l’immobilier dans la Ville rose... et tout ce qui peut l'impacter de près ou de "loin", comme une nouvelle politique gouvernementale... dont tout le monde attend, pour l'instant, de connaitre l'orientation choisie, à commencer par le chef de Gouvernement qui sera désigné pour la conduire dans la mesure en effet où, en ce 1er septembre, soit près de 50 jours après le résultat des dernières élections législatives, le Président de la République Emmanuel MACRON n'a pas nommé de 1er Ministre.

Mais pour l’instant donc voici un petit album photo estival, un retour en arrière rappelant, si besoin était, combien il est agréable de vivre à Toulouse, de s’y installer pour ceux qui vivent dans des contrées un peu plus austères, de profiter de cette Cité, capitale occitane si chaleureuse :

Toulouse Immobilier - Canal de Brienne

Toulouse Immobilier - facade d'immeuble

Toulouse Immobilier - rue Alsace Loraine

Toulouse Immobilier - Pont Neuf

Toulouse Immobilier - Immeuble toulousain

Toulouse Immobilier - Canal de Brienne

Toulouse Immobilier - Saint-Sernin

Toulouse Immobilier -Boulevard Armand Duportal

Toulouse Immobilier -Toulouse by night

Toulouse Immobilier - Rue du Capitaine Escudié

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